Démissionner de l’Assemblée populaire nationale ne signifie pas forcément démissionner du parti FFS. Le célèbre avocat Mostefa Bouchaci, qui vient de d’annoncer sa démission de la chambre basse du parlement pour notamment manque de respect à l’institution parlementaire, a expliqué, dans des déclarations à la presse, les tenants et aboutissants de son geste. En revanche l’homme nie une démission de son parti, le FFS.

Pour ne pas gêner ses camarades du parti, Mostefa Bouchachi explique  qu’il ne compte guère entraîner les autres parlementaires du FFS.  « Ma décision est individuelle. Libre aux autres de faire ce qu’ils veulent », a estimé l’ancien président de la LADDH dans une déclaration accordée à plusieurs journaux nationaux. D’autre part, Mostefa Bouchachi, qui a intégré récemment le parti de Hocine Ait-Ahmed, ne veut pas lier sa décision à la position odoptée par le FFS sur l’élection présidentielle.

Parmi les raisons qui l’ont poussé à rendre son mandat, Mostefa Bouchachi en explique plusieurs. Mais deux faits ont marqué son attention. Il s’agit du refus systématique du parlement d’enregistrer les propositions de lois, notamment lors que cela vient de l’opposition. La deuxième raison est le recul du parlement devant le gouvernement, notamment lors que le premier ministre annonce des allocations budgétaires aux wilayates en dehors de tout contrôle. Selon des proches, Mostefa Bouchachi ne tardera pas à annoncer son retrait du FFS. Mais le concerné lui, ne confirme rien pour le moment.

Essaïd Wakli

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