Bouteflika : les scandales de Sonatrach « soulèvent notre révolte et notre réprobation »

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Abdelaziz Bouteflika s’est dit révolté par les dernières révélations autour de l’affaire Sonatrach et les soupçons de corruption. Le président de la République a affirmé qu’il ne passerait pas « sous silence les scandales relevés par la presse et qui touchent la gestion de Sonatrach ».

A la veille de l’anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures le chef de l’Etat a signifié son mécontentement concernant le scandale qui ébranle actuellement Sonatrach. « Je ne peux pas passer sous silence les scandales récemment relevés par la presse et qui touchent la gestion de Sonatrach », a dit le président de la République dans un message adressé au Secrétaire Général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, et aux travailleurs algériens à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens et la nationalisation des hydrocarbures.

Le chef de l’Etat a également insisté sur le fait que ces informations « soulèvent notre révolte et notre réprobation, mais je fais confiance à la justice de notre pays pour tirer au clair l’écheveau de ces informations, pour situer les responsabilités et appliquer avec rigueur et fermeté les sanctions prévues par notre législation ». La justice algérienne a décidé se mener sa propre enquête dans ce scandale international, et le 10 février dernier le parquet d’Alger a ouvert une information judiciaire, dans laquelle des « personnalités algériennes » seraient entendues. Youcef Yousfi, le ministre de l’Energie et des mines a tenu le même discours que le président de la République, il y a quelques jours. « Nous combattrons la corruption avec la plus grande détermination. Nous serons inflexibles dans ce domaine là », avait-il déclaré.

Le scandale de corruption à Sonatrach a terni l’image de l’Algérie dans le monde, et chaque semaine la presse dévoile son lot de révélations.  On savait que les soupçons de malversations et de corruption étaient portées sur  des contrats suspects conclus entre l’entreprise italienne ENI, sa filiale Saipem, et Sonatrach, en échange de pots-de-vin. Désormais la presse italienne et canadienne parle d’une implication de la multinationale canadienne SNC-Lavalin. Le scandale risque de faire réagir plus d’un ministre…

La rédaction avec APS

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