Finalement, il n’y aurait pas de retour à l’importation des véhicules d’occasion en 2017. Le ministre de l’Industrie et des mines, Abdessalem Bouchouareb, a démenti aujourd’hui mercredi, dans des propos rapportés par l’APS, l’affirmation de son collègue au gouvernement, Bakhti Belaïb, responsable du département du commerce, qui a déclaré, le 19 septembre dernier, que l’Algérie s’apprête à lever, dans la loi de finance de 2017, l’interdiction d’importation des véhicules d’occasion.

Selon Abdesslam Bouchaouareb, il est exclu que l’Algérie puisse revenir à l’importation des voitures de moins de 3 ans. «Le marché local recèle déjà d’un grand potentiel de véhicules d’occasion qui demande à être organisé et qu’il n’y a donc pas besoin d’importer ce genre de véhicules», a-t-il déclaré. Comment Bakhti Belaïb a-t-il pu annoncer il y a quelques jours alors le retour vers cette activité ? Il semblerait, à première vue, qu’un conflit d’intérêt est né suite à l’annonce faite par le Ministre du commerce. Les concessionnaires automobiles, à travers leur association, avaient rapidement réagit en évoquant les risques que l’importation du véhicule d’occasion présenterait sur leur secteur.

Une «pression» qui a apparemment payé puisque le gouvernement est revenu sur cette décision. Notons enfin que le Ministre de l’industrie a indiqué qu’un «cahier des charges qui va réguler le marché des véhicules d’occasion est en cours d’élaboration». Les concessionnaires pourront même revendre ces véhicules. A condition de respecter le contenu de ce cahier de charge.

Elyas Nour   

Article précédentFrance/ Journée en l’honneur des Chibanis
Article suivantVidéo. Ain Témouchent/ Une fillette de sept ans violée par son gardien d’école