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A l’approche des élections présidentielles de 2014, les intentions de candidature se multiplient, même si les déclarations ne se font pas connaître chaque jour.

Seulement, beaucoup de postulants et de citoyens ne savent pas trop comment et qui peut être candidat à la magistrature suprême. Pourtant, la loi est claire. La Constitution, complétée par le Code électoral de janvier 2012, est très précise.

Dans son article 73, la Constitution de 1996, revue en 2008, exige, entre autres exigences, que le candidat à la présidence de la République jouisse « uniquement de la nationalité algérienne d’origine ». Cela en plus de la limite de l’âge, qui est de 40 ans minimum, le postulant à la magistrature suprême doit justifier de la nationalité algérienne du conjoint (sans exigence de mariage).

L’actuelle loi fondamentale met une autre barrière : les candidats nés avant janvier 1942 doivent « justifier de la participation à la Révolution du 1er Novembre 1954 ». Pour rappel, cette exigence a été rajoutée afin d’empêcher Mahfoud Nahnah de se présenter. L’article avait été appliqué lors de la présidentielle de 1999.

Dans le code électoral, d’autres « exigences » sont prescrites. Il s’agit notamment des pièces administratives justifiant la possession du candidat de la seule nationalité algérienne. Il doit prouver aussi le règlement de sa situation vis-à-vis du service national. D’autre part, le candidat doit produire un document dans lequel il s’engage à « respecter » des valeurs de la République (système démocratique, libertés…).

En plus de toutes ces pièces administratives, le candidat à l’élection présidentielle doit réunir les parrainages de 600 élus ou, à défaut, de 60 000 citoyens dans au moins 25 wilayas différentes avec un minimum de 1500 signatures par wilaya. La tâche est donc plus facile pour les candidats soutenus par les partis politiques. Pour les « candidats indépendants », ils doivent plutôt « galérer ».

Les candidats à l’élection présidentielle sont également tenus –théoriquement- de faire une déclaration de patrimoine. Mais, souvent ces exigences ne sont respectées qu’en partie. Puisque, à titre d’exemple, l’actuel chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, avait fait, en 2004, la même déclaration de patrimoine qu’en 1999.

Essaïd Wakli

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