Le solde de la balance commerciale de notre pays a chuté de près de huit milliards de dollars en une année! Excédentaire de 3,4 milliards de dollars durant les quatre premiers mois en 2014, il a enregistré un déficit de 4,32 milliards de dollars à la même période de l’année en cours.

Quoique nos importations ont enregistré une baisse considérable de 8,26%, passant de 19,32 mds usd durant les quatre premiers mois 2014 à 17,73 mds usd durant la même période 2015, notre balance commerciale a été lourdement éprouvée par la chute vertigineuse des recettes générées par l’exportation des hydrocarbures, induite par la dégringolade des cours du baril, qui a perdu environ la moitié de sa valeur en une année. En effet, nos exportations, qui dépendent quasi-exclusivement des hydrocarbures, ont perdu près de dix milliards de dollars en valeurs durant la même période de référence, selon les chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS), repris par l’APS. « Entre le 1er janvier et le 30 avril 2015, les exportations se sont établies à 13,4 milliards de dollars (mds usd) contre près de 22,72 mds usd à la même période de 2014, soit une baisse de plus de 41% », rapporte l’APS.

Nos exportations ne couvrent désormais que 76% de nos importations. Lesquelles exportations sont composées à 93,54% d’hydrocarbures en volume, ce qui représente en valeur près de près de 12,54 mds usd contre près de 21,93 mds usd durant la même période de comparaison, soit une régression 42,83%.

Notre déficit commercial ne cesse ainsi de se creuser depuis le début de l’année en cours. Notre balance commerciale avait, en effet, enregistré un déficit de 1,73 milliard de Dollars durant le premier trimestre de l’année en cours, contre un excédent de 1,83 milliard de dollars à la même période de 2014.

Depuis plusieurs années déjà, faut-il le rappeler, nombre d’experts et de spécialistes, n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme quant à la vulnérabilité de notre économie du fait de sa dépendance quasi-exclusive de la rente pétrolière. Mais, au lieu de prendre des mesures d’urgence à même de sauver ce qui pourrait l’être avant que ce ne soit trop tard, le pouvoir, plus soucieux de la pérennité du régime en place que de l’avenir de la nation, préfère, toujours et encore, naviguer à vue. Face à ce jusqu’au boutisme gouvernemental, dés économistes n’ont pas exclu l’éventualité d’un recours imminent de notre pays à l’endettement extérieur pour face au déficit budgétaire vers lequel l’Algérie se dirige inéluctablement.

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