Jabeur Mejri, jeune tunisien qui avait publié des caricatures du prophète Mahomet vient d’être condamné à sept ans et demi de prison.

Dès la première instance du procès, Mejri avait été condamné pour « troubles à l’ordre public, préjudice causé à des tiers à travers les réseaux publics de communication et atteinte à la moral».

Le jeune homme a fait appel, en vain. Son avocat, Me Ahmed Msalmi a protesté contre l’extrême sévérité de la peine par rapport au délit : « le jugement n’est pas conforme aux droits de l’homme».

Le condamné et ses proches n’excluent pas d’amener l’affaire devant la cour de cassation tunisienne.

L’avocat de Mejri plaide pour la prise en compte des conditions sociales de vie du jeune homme, au chômage depuis six ans.

Il déplore le refus de la cour d’appel de faire une expertise médicale. Selon lui, son client « souffre de troubles du comportement».

Sarah Haderbache