COMUNQUE ADEM 05 avril 2009

Privilégier uniquement les intérêts supérieurs du pays

L’Association Algérienne de Développement de l’Economie de Marché ADEM qui a toujours privilégié le dialogue permanent comme outil indispensable en ce XXIème siècle de la gestion moderne de la vie politique, économique et sociale tient à faire les remarques et propositions suivantes :

1- On ne peut imaginer un seul instant la Kabylie sans l’Algérie et l’Algérie sans la Kabylie en rappelant que c’est une région, à l’instar d toutes les autres régions ( Est-Ouest- Sud) qui tout au long de son histoire a largement donné par d’importants sacrifices pour une Algérie prospère , libre et indépendante

2-Au moment où le monde est frappé par une crise économique sans précédent qui risque d’avoir un impact évident sur notre société, nécessitant un minimum de cohésion, il est déplorable d’assister à certaines dérives verbales. Personne ne peut se targuer d’être plus nationaliste qu’un autre. Car il est arbitraire et faux d’affirmer que le RCD est un parti « traître à la Nation », (rappelons au passage qu’un des membre fondateur a été Ahmed Ouyahia l’actuel premier ministre ) avec un vocabulaire à la limite de l’indécence.

3-Enfin pour l’ADEM , il existe des symboles dont le drapeau qui font la fierté de tout pays et nul ne peut leur porter atteinte, ni d’ailleurs à la dignité de toute personne . Est inscrite également dans la Constitution la liberté de penser et d’agir, le peuple algérien contrairement à certaines visions populistes bureaucratiques dépassées au moment de toute élection sachant discerner entre le bien et le mal, loin de toute tutelle paternaliste .

4-L’ADEM appelle à la sagesse, en ces moments difficiles en privilégiant les intérêts supérieurs du pays. Car le principal défi entre 2009/2014 sera la gestion d’une crise sans précédent supposant une nouvelle équipe gouvernementale, l’actuelle ayant été mu uniquement par les dépenses monétaires sans se préoccuper du management et de la gestion, en vue d’amorcer le véritable développement hors rente. Cela supposera une profonde mutation systémique, devant rassembler et non diviser. Car les intérêts rentiers, le manque de libertés au sens large freinant l’épanouissement des énergies créatrices, le monopole politique loin de véritables débats démocratiques sains et productifs (évitant tant la sinistrose que l’autosatisfaction source de névrose collective) sont un frein pour une Algérie ouverte sur la modernité tout en préservant son authenticité. L’ADEM est confiante donc pour dépasser ces conflits stériles eu égard aux importants défis qui attendent l’Algérie.

Le Président de l’Association Algérienne de Développement de l’Economie de Marché (ADEM)
Docteur Abderrahmane MEBTOUL