Pour sa première sortie médiatique depuis la polémique sur le boycott des chanteurs kabyles de « Constantine, capitale de la culture arabe », Lounis Aït-Menguellet sort de réserve. Il a accordé une interview à la radio BeurFm. Une occasion pour lui de descendre en flammes l’initiative des autorités algériennes.

Le chanteur affirme, en effet, qu’il a bel et bien été invité à chanter à l’occasion de la manifestation « Constantine, capitale de la Culture arabe ». Mais, il a « bien sûr » dit non et s’en explique. Pour le poète, l’intitulé de la manifestation, elle-même, est « un scandale ». « C’est quoi cette manière de dicter aux gens ce qu’ils doivent faire», s’est-il insurgé avant d’expliquer les raisons de son refus. «La manifestation s’appelle année de la culture arabe. Je n’ai rien contre la culture arabe, mais il se trouve que ce n’est pas la mienne », dit-il. «Pourquoi ne pas organiser l’année de la culture algérienne ? Ils auront un programme durant toute l’année», dit-il avec un brin de colère.

Lounis Aït-Menguellet refuse pourtant qu’on lui donne des leçons de nationalisme. «Je refuse qu’on me donne des leçons de nationalisme», s’insurge-t-il.

La liste des chanteurs kabyles qui ont refusé de participer à l’événement « Constantine, capitale de la Culture arabe » est longue. Elle comprends des noms célèbres comme Idir ou encore, Mohamed Allaoua.

 Essaïd Wakli