Le leader du Mouvement pour la jeunesse et le développement (MJD), Rachid Nekkaz, a annoncé sur sa page Facebook l’organisation d’une marche avec la participation de l’association Maghreb sans frontières, le 17 février 2017, à Paris. L’objectif de cette action, prévue à 16 h, devant l’ambassade d’Algérie, est d’appeler à une véritable intégration économique et politique entre les pays de l’Union maghrébine.  

Cette marche, qui s’étendra sur trois kilomètres et qui reliera l’ambassades d’Algérie celle du Maroc en passant par le consulat de la Tunisie, vise selon M. Nekkaz à «sensibiliser les peuples des cinq pays du Maghreb, l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie, sur la nécessité d’une véritable coopération économique et politique dans la perspective d’une construction d’un Grand Maghreb».

Dans son analyse, Rachid Nekkaz affirme que c’est le contentieux entre le Maroc et l’Algérie qui est à l’origine de la situation de paralysie qui caractérise les relations économiques et politiques dans la région. Pour lui, une réouverture des frontières entre les deux pays sera salvatrice et permettra d’entrevoir la perspective d’une intégration régionale pouvant booster les économies de ces cinq pays.

Cependant, la construction concrète d’un Grand Maghreb ne peut se faire que si les logiques et les approches qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui disparaissent. Autrement dit, explique M. Nekkaz, seul un changement de gouvernants, voire de régimes est à même de garantir l’aboutissement de ce projet.

Massi M.

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