Le marché local est inondé de produits cosmétiques contrefaits de grandes marques. Et pour cause, ce commerce génère de gros bénéfices, ce qui suscite l’intérêt notamment des vendeurs illicites qui exposent une multitude de produits contrefaits sur des étals, à même la rue et dans des conditions loin de respecter les normes d’hygiène.

Le risque pour les utilisateurs est de fait doublé… Selon des sources de la direction du commerce, plus de 1,5 quintal de produits contrefaits a été saisi durant l’année en cours.

Il s’agit surtout de crèmes d’entretien de la peau, des articles de maquillage, de savon et même de parfums. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette saisie n’a pas été opérée dans les marchés connus pour accueillir ce genre de produits, mais dans des établissements légaux, les services compétents relevant de la direction du commerce ne contrôlant pas les vendeurs illicites.

Les consommateurs des produits de beauté commercialisés sur le marché local sont de plus en plus exposés au danger de maladies dermatologiques, étant donné que 70% des produits de beauté en vente dans les différentes surfaces commerciales sont contrefaits, apprend-on de diverses sources au fait de cette problématique.

Pour l’association de protection des consommateurs, «cette situation est alarmante et impose d’un côté, un contrôle draconien au niveau des frontières et l’encouragement de la production nationale d’un autre côté, vu que les prix bas des faux produits attirent le consommateur de masse. II est important que le citoyen sache que toutes les marques sont contrefaites et imitées, sans exception».

La cupidité de certains commerçants, nourrie par l’absence d’un dispositif réglementaire sérieux et efficace de lutte contre la contrefaçon, a fait que depuis quelques années des produits cosmétiques et parapharmaceutiques qui se vendent dans certains magasins et sur la voie publique dans la ville nouvelle, sont actuellement exposés même dans les présentoirs des officines.

Outre le grand préjudice financier et moral, parfois irréversible que subissent les producteurs authentiques des marques victimes de contrefaçon, un tel phénomène présente un problème sérieux de santé publique. En effet, nous apprenons de sources du pavillon des maladies dermatologiques, qu’une moyenne de 05 cas victimes de l’utilisation de produits cosmétiques et parapharmaceutiques contrefaits est enregistrée au niveau du service.

Les produits parapharmaceutiques contrefaits, en vente dans les pharmacies, comme les crèmes protectrices fortement utilisées en été, ne sont pas sans effet négatif pour leurs utilisateurs. En outre, le marché local est également inondé par les produits traditionnels de beauté dont la quasi-totalité est importée des pays d’Orient ou d’Asie.

Pour de nombreux citoyens, ces produits et ces farces traditionnelles remplacent des produits pharmaceutiques, sans se soucier des risques qu’ils peuvent encourir, vu que les activités de ces locaux, spécialisés dans la vente de plantes médicinales, se font en toute illégalité et échappent à tout contrôle, de la part des autorités habilitées.

Il est à savoir que le montant des importations de produits cosmétiques à l’échelle nationale est estimé à 32 milliards de centimes. Quant au nombre d’importateurs activant dans le domaine, il est de l’ordre de 1.100 dont 92 à Oran.

Lu sur La Voix de l’Oranie