Le procès de l’affaire Sonatrach 1 s’ouvrira demain au niveau du tribunal criminel d’Alger. 19 personnes, dont l’ancien PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures, Mohamed Meziane, comparaîtront pour des faits liés à la corruption.

Parmi les chefs d’accusation retenus contre eux, figurent « l’association de malfaiteurs », « la passation de marchés contraires à la loi pour accorder des privilèges injustifiés à des tiers », « le blanchiment d’argent », « l’augmentation de prix dans des contrats avec une entreprise publique » et  » le détournement de deniers publics et corruption ».

Ce procès concerne trois gros dossiers. En premier lieu, celui relatif aux cinq marchés, d’une valeur de 1100 milliards de centimes, conclus par la Sonatrach avec le groupe allemand Contel Algérie Funkwerk Pletarc. Il s’agit d’ « un projet d’acquisition d’équipements de télésurveillance et de protection électronique des complexes du groupe national à travers le pays ». L‘enquête a révélé que le marché a été accordé de gré à gré en contrepartie d’actions dans le groupe allemand au profit des fils de l’ex-PDG, Fawzi et Réda Meziane. Le deuxième dossier concerne un marché « douteux » conclu par la compagnie nationale avec Saipem Algeria (Italie). Le projet porte sur la réalisation du gazoduc Algérie – Sardaigne. D’après les conclusions de l’enquête, l’un des deux fils de Mohamed Meziane sus-cités travaillait comme conseiller auprès du PDG de Saipem Algeria depuis 2006. Le dernier dossier prévu lors de ce procès concerne la « réfection de l’immeuble de Sonatrach, situé à Ghermoul, attribué à l’entreprise allemande IMTECH ».

Le principal accusé, Mohamed Meziane en l’occurrence, a laissé entendre, dans un entretien accordé récemment au quqotidien ‘El Watan’, que « rien ne pouvait se faire sans l’aval du premier responsable du secteur », à savoir le ministre de l’Energie. A l’époque, c’est Chakib Khelil qui était à la tête de ce département ministériel. Cependant, celui-ci n’a, faut-il le souligner, jamais été convoqué par les autorités judiciaires.

Elyas Nour