Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a énergiquement réagi, ce samedi 16 avril, au rapport du département d’État américain sur la corruption et les droits de l’Homme en Algérie. Le MAE algérien s’est dit indigné et outré par le contenu de ce rapport.    

C’est dans le cadre de la visite de travail effectué aux côtés du Premier ministre Abdelmalek Sellal dans la wilaya de Constantine, que M. Lamamra  a évoqué le rapport publié par le département d’État américain en signifiant «qu’il y a des lignes rouges à ne pas dépasser». M. Lamamra s’est livré à son tour au discours de la souveraineté nationale en soulignant que l’Algérie est un pays libre et indépendant.

M. Lamamra a fait un rapprochement entre les positions de l’Algérie vis-à-vis de plusieurs questions de portée internationale telle que la question palestinienne et le rapport très négatif sur les pratiques de corruption et les restrictions des droits fondamentaux en Algérie. Ainsi, selon lui, l’Algérie doit ce rapport négatif pour le régime à son engagement aux côtés des causes justes.

Rappelons que l’Algérie a été sévèrement mise en cause  dans ce rapport. Les restrictions à la liberté de réunion et d’association, le manque d’indépendance et de la justice, l’utilisation abusive de la détention provisoire ainsi que l’expansion des pratiques de corruption au plus haut niveau de l’État sont les principaux reproches formulés par le département d’État américain à l’encontre du pouvoir algérien.

M.M.