Un Airbus A330 de la compagnie libyenne Al Afriqiyah s’est écrasé à l’aéroport de Tripoli. Un garçon néerlandais de 8 ans serait le seul survivant.

Cent-trois personnes, 92 passagers et 11 membres d’équipage, ont trouvé la mort dans le crash d’un avion d’une compagnie libyenne mercredi 12 mai à l’aéroport de Tripoli. Selon une source aéroportuaire, un garçon néerlandais de 8 ans serait le seul survivant du crash de l’Airbus A330, qui transportait 104 passagers.

L’accident a eu lieu à 6h (4h GMT) lors de l’atterrissage de l’avion, selon une source au sein des services de sécurité de l’aéroport qui a souhaité garder l’anonymat. « L’avion a explosé à l’atterrissage et s’est totalement désintégré », a ajouté la même source. Les membres de l’équipage étaient tous de nationalité libyenne.

L’avion appartenait à la compagnie libyenne Al Afriqiyah et arrivait de Johannesburg, en Afrique du Sud. La représentation sud-africaine de la compagnie aérienne a confirmé le crash de l’appareil, précisant qu’il s’était écrasé « à un mètre de la piste ». »A ce stade nous n’avons aucune information concernant de possibles victimes ou survivants », a ajouté la compagnie. « Les autorités compétentes mènent les opérations de secours ».

La sécurité a été renforcée autour de l’aéroport et des ambulances et véhicules de la protection civile circulent sur la route menant à la capitale libyenne, à une vingtaine de kilomètres de là. L’accès aux lieux du crash a été totalement interdit et aucun panache de fumée n’était visible des abords de l’aéroport.

Les conditions météorologiques étaient bonnes mercredi matin à Tripoli avec un ciel légèrement nuageux.

S’exprimant sur la catastrophe, le ministre libyen des Transports, Mohamed Zidane, a écarté l’hypothèse terroriste. « Nous écartons de manière définitive l’hypothèse que le crash soit le résultat d’un acte terroriste », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le BEA français va envoyer des enquêteurs

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français a annoncé qu’il allait envoyer une équipe d’enquêteurs à Tripoli « dans les prochaines heures ». Ces enquêteurs seront accompagnés par des ingénieurs d’Airbus.

De son côté, Airbus a indiqué dans un communiqué qu’il « fournira une assistance technique complète aux autorités responsables de l’enquête sur l’accident par l’intermédiaire du BEA ». Selon les conventions internationales, la Libye doit diriger l’enquête, à laquelle participe le pays constructeur de l’appareil, en l’occurrence la France, pays de conception de l’Airbus.

(Nouvelobs.com)