L’ancien ministre de la Défense Nationale, Khaled Nezzar, a été débouté par la justice Suisse qui a rejeté jeudi son recours. En effet, le Tribunal fédéral (TF) suisse a jugé « irrecevable » le recours de l’ex-ministre algérien et général à la retraite Khaled Nezzar.

Accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité,  l’ex-général algérien n’a donc plus le choix : il devra répondre aux accusations de la justice helvétique même s’il persiste à contester la compétence des autorités judiciaires suisses de le juger pour de tels actes.  En réalité, le TF a jugé cette démarche  « irrecevable ». « Dans un arrêt diffusé jeudi, il indique que Khaled Nezzar pourra faire valoir son immunité devant la Cour des affaires pénales s’il devait finalement être renvoyé en jugement », a indiqué à ce sujet l’AFP.

Rappelons enfin que les crimes reprochés à Khaled Nezzar ont eu lieu « dans le contexte du conflit civil algérien, qui de 1992 à 1999, avait opposé divers groupes islamistes au gouvernement », selon les termes utilisés par le Ministère public de la Confédération Suisse. De son côté, Khaled Nezzar a réfuté, à maintes reprises, toutes les accusations portées contre lui. Toutefois, il s’est engagé  à se mettre à la disposition de la justice suisse dans cette affaire liée à la torture qui aurait été pratiquée à l’encontre de deux militants du parti dissout le FIS dans un centre militaire à Alger.