L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, poursuit ses interventions dans les grandes écoles pour exposer son plan de sortie de crise.  S’installe-t-il dans la peau d’un présidentiable?     

La priorité pour le très controversé ex-ministre de l’Energie est de revoir, dans sa globalité, le système des subventions. Pour lui, c’est un réel blocage face à l’investissement, notamment dans des secteurs stratégiques tels que la production d’énergie solaire ou le dessalement de l’eau de mer, a rapporté Maghreb Emergent.

M. Khelil veut se positionner comme une force de propositions. Pour ce faire, il se penche sur des quêtions sensibles comme les subventions étatiques ou encore le marché parallèle. Selon lui, l’Etat ne doit pas abandonner la classe défavorisée, mais elle ne doit pas non plus subventionner à tout va. «Les aides doivent être ciblées. L’Etat pourrait même opter pour du cash», a-t-il préconisé.

Concernant la lutte contre le marché parallèle, M. Khelil opte pour du réchauffé. L’ancien ministre propose l’adoption d’une nouvelle monnaie nationale afin d’attirer l’argent en circulation dans le circuit informel.

Dans son énoncé, il a également défendu la primordialité des investissements étrangers. Selon lui, on ne peut aujourd’hui parler de diversification de l’économie. Pour lui, on en est loin et ce qui doit être fait, c’est de faciliter le terrain aux opérateurs étrangers désireux d’investir en Algérie, en attendant que les bases réelles d’une diversification de l’économie soient ancrées. «L’Etat doit garantir la disponibilité d’informations relatives à l’investissement», soutient-il.

Dans son plan de sortie de crise, l’ancien ministre a estimé qu’il était important de mettre en place un moyen permettant aux Algériens vivant à l’étranger de rapatrier leur argent. «Cette solution pourrait être adoptée sous la forme de comptes bancaires facilitant le transfert de l’argent des Algériens de l’étranger vers le pays, car c’est bon pour l’économie de l’Algérie», a-t-il encore préconisé.

M.M.

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