La crise financière qui épingle l’Algérie a énormément impacté le secteur de la presse. De nombreux quotidiens et chaînes de télévision sont confrontés à des problèmes financiers de plus en plus aigus. 

Selon nos informations, pas moins de 30 correspondants du quotidien arabophone El-Hayet, l’un des titres les plus dynamiques, attendent encore et toujours leurs salaires et peinent à subvenir aux besoins de leurs familles. Ce quotidien arabophone est confronté, selon nos informations, à une sérieuse crise de liquidités pour honorer ses engagements auprès de ses employés. Et pourtant, ce quotidien dirigé par Hannachi Habet a bénéficié pendant longtemps de la générosité de la manne publicitaire publique distribuée par l’ANEP. Les journalistes de ce quotidien s’interrogent sur la gestion et la répartition de cette manne au moment où l’incertitude plane sur leurs fins de mois.

Il est à souligner que même les autres titres de la presse nationale sont confrontés à ces difficultés financières causées également par une gestion hasardeuse lorsque le paysage médiatique connaissait une certaine opulence. Même au niveau de plusieurs chaînes de télévision, comme KBC, El-Bilad, Dzaïr TV ou autres, les journalistes sont payés au compte-gouttes

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