La saison estivale a débuté sur les plages algériennes, des lieux particulièrement dangereux. Et pour cause, quatre personnes se sont déjà noyées la semaine dernière. Vigilantes, les autorités publiques se mobilisent pour prévenir ce type d’accident mortel.

La semaine dernière, en l’espace seulement de quatre jours, quatre individus ont trouvé la mort sur le littoral algérien, selon la Direction générale de la Protection civile. Ces tristes cas de noyade ont eu lieu au niveau de la plage des Sables d’Or à Zeralda à Alger, de la plage du Stade Tochy à Béjaïa et de la plage Larbi dans la wilaya de Chlef. Et ce malgré le déploiement des effectifs de la Protection civile. Pas moins de 10 000 agents sont mobilisés à travers toutes les plages surveillées du pays, soit 373 sites, dont des plongeurs et des soldats du feu formés aux techniques de secourisme et de sauvetage, fait valoir la Protection civile.

Mais en Algérie, les plages restent des lieux particulièrement dangereux. L’an dernier, à cette époque, 132 avaient perdu la vie. Si la témérité voire l’inconscience de certains nageurs, qui tentent le diable en piquant une tête dans une eau pourtant interdite à la baignade, est en cause, le dispositif de surveillance des plages est limité. Alors pour renforcer la sécurité sur les plages algériennes, le commandement de la gendarmerie nationale a annoncé samedi 1er juin la mise en place du « Plan Delphine ». Objectif : réduire le nombre de noyades et des risques encourus sur ces lieux de détente. A cet effet, la gendarmerie nationale a posté 156 postes de surveillances sur 256 plages, soit 74% du nombre total de plages autorisées à la baignade. Reste la question des plages clandestines et interdites, qui attirent malgré tout les nageurs imprudents. La Protection civile en compte au moins 206 sur l’ensemble du territoire.

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