Début houleux du procès Sonatrach

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Le très attendu procès dans l’affaire Sonatrach 1 a débuté cet après-midi à la Cour d’Alger. Le procès concerne notamment l’ancien PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, ses deux enfants et 7 autres cadres de la compagnie pétrolière nationale. En tout, ce sont pas moins de 19 personnes qui passeront devant le juge.

Les prévenus sont poursuivis notamment pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, blanchiment et corruption dans le cadre de passations de marchés « de gré à gré » avec des compagnies étrangères, contraires à la réglementation. Mohamed Meziane est soupçonné d’avoir accordé à Funkwerk Algérie, une société algéro-allemande spécialisée dans la commercialisation d’appareils de télésurveillance, des   marchés de plus de 110 millions d’euros en contrepartie de cession d’actions à  ses deux enfants. Mohamed Meziane est aussi soupçonné d’avoir favorisé la société italienne Saipem, filiale d’ENI, dans un contrat de 586 millions d’euros pour la réalisation d’un gazoduc entre l’Algérie et l’Italie.

La nouveauté dans ce procès est l’intrusion du Trésor public qui s’est constitué partie civile. Une décision dénoncée par les avocats de la défense. Selon certains avocats, le Trésor public ne peut se constituer partie civile dans le cas du groupe Sonatrach qui est une entreprise à caractère commercial. Le Trésor public ne se constitue partie civile que contre des entreprises publiques, expliquent-ils. Le procès se poursuit toujours et risque de durer plusieurs jours.

E. Wakli

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