Le Réveillon, c’est une affaire trop sérieuse pour être prise à la légère. Les agences de voyages le savent très bien car il y a des véritables enjeux économiques autour de cette fête de fin d’année. Dubaï, Turquie, Tunisie, Egypte, Espagne, etc.,  les plus belles destinations du monde rivalisent d’ingéniosité pour attirer vers elles ces touristes algériens en quête d’ambiance festive et d’atmosphère joviale pour enterrer une année dure éprouvante.

«Il y a une véritable demande sur les voyages à l’étranger à chaque fin d’année. Les Algériens qui ont les moyens de s’offrir un séjour à l’étranger n’hésitent pas à casser leur tirelire. Ils viennent nous voir pour chercher des formules de séjours qui leur permettent de s’amuser et faire la fête», nous confie à ce sujet Abdesslem Ghandir, directeur général de Jektis Voyages. Pour séduire et convaincre, notre interlocuteur fait jouer la carte des prix accessibles qu’il propose à ses clients. «Nous proposons des prix alléchants. En cette période de fin d’année, les séjours sont plus courts. Les voyageurs cherchent davantage à faire la fête qu’à s’offrir des excursions. Nous essayons toujours de répondre à leurs besoins», indique-t-il.

Timimoue et Taghit : l’appel du désert  

L’étranger fascine, mais le sud continue à subjuguer. Et Taghit, Timimoune, Tamanrasset et Ghardaïa font de la résistance face à ces destinations internationales qui viennent leur voler des voyageurs. «Le sud avec ses paysages et ses sites mirifiques attirent les Algériens notamment les jeunes. En cette période de fin d’année, nous mettons en place des voyages organisés destinés pour les groupes d’étudiants qui veulent découvrir le sud», explique pour sa part une commerciale à l’agence Zyriad Voyages qui propose des séjours à Taghit et Timimoune.

Audio : le sud, destination favorite des jeunes

Bivouac, visite des vieux Ksours et des palmeraies, randonnées sur les falaises et visites de peintures rupestres, le programme échafaudé est une incitation à la rêverie. Les clients, eux, ne se bousculent pas au portillon et les places sont encore libres. Et pour cause, les prix, 41 mille Da, exigés ne rassurent pas et font réfléchir.

 «Nous n’avons pas d’infrastructures hôtelières dignes de ce nom. A Taghit, il n’y qu’un seul hôtel et quelques maisons d’hôtes. C’est pour cela que les prix des voyages au sud du pays sont chers. Dans ces conditions, et quasiment pour les mêmes prix, les gens préfèrent partir à Dubai», souligne Mohamed S., responsable de l’agence El Innab Tourisme.

Audio : le réveillon dans les autres pays est privilégié

Ce dernier en est convaincu : ce n’est pas le réveillon qui va relancer le tourisme saharien dans notre pays. Il n’a pas forcément tort…

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