Les étudiants de l’Ecole Supérieur des Beaux-arts d’Alger, ont entamé, ce mercredi, matin une grève de la faim illimitée. Cette action radicale fait suite à la non-satisfaction de leurs revendications formulées, il y a de cela quelques mois.

Les étudiants de cette école sont poussés à faire cette grève pour dénoncer «un manque de responsivité de la part de la tutelle et un non-respect des promesses tenues lors des réunions de coordination avec les étudiants. » Ils interpellent le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour un arbitrage «ainsi que toutes les autorités compétentes, pour désamorcer cette crise et satisfaire nos revendication.s »

Dans la même déclaration, les grévistes énumèrent trois revendications, à savoir l’installation d’un directeur définitif, répondant aux critères étudiés et proposés par la tutelle, accompagné d’un staff pédagogique, la révision du statut de l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts ainsi que la refonte du système pédagogique et administratif.

Les protestataires précisent que cette action de protestation radicale «exécuté en tout état de conscience », face à une administration qui se montre sourde et muette à la situation stagnation que vit leur école depuis 30 ans, ne comptent pas faire marche arrière «tant qu’une mise en application de solutions concrètes ne sera pas apporter aux revendications », concluent-ils.

Arezki Ibersiene