Deux jeunes Africains inventent un savon contre la malaria

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    Un savon naturel et bon marché pour repousser les moustiques vecteurs de la malaria : deux jeunes Africains pourraient révolutionner la situation sanitaire de l’Afrique.

    Deux jeunes étudiants de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et l’environnement de Ouagadougou (Burkina Faso) vont-ils changer la face de l’Afrique? Si l’efficacité de leur invention se confirme, ce n’est pas exagéré de le penser.

    Cette invention, c’est un savon – le Faso Soap – qui permet de repousser le moustique anophèle, vecteur de la redoutable malaria. Une maladie qui tue chaque année plus de 650 000 personnes, surtout des enfants en bas âge et en Afrique dans 91 % des cas, selon un rapport de l’OMSdatant de 2010.

    Mais en quoi ce savon serait-il révolutionnaire alors que l’arsenal préventif contre ce moustique et son parasite mortel est déjà bien fourni? Parce que les insecticides, moustiquaires et autres répulsifs chimiques sont à la fois très (trop) coûteux pour la majorité des populations africaines et que la plupart des répulsifs sont également toxiques pour l’homme.

    Au contraire, le Faso Soap est entièrement naturel, expliquent Moctar Dembele, 22 ans, et Gérard Niyondiko, 35 ans, les deux chercheurs qui, avec leur savon, sont les deux premiers non-américains à avoir remporté le concours Global Social Venture Competition. Outre une base de karité, ce savon contient une série de plantes locales (que les deux Africains gardent actuellement secrètes) et peu facilement être produit sur place. Le Faso Soap a également l’avantage de ne coûter que 0,59 dollar.

    Avec ces prix de 15 000 et 25 000 dollars, les deux jeunes chercheurs espèrent pouvoir financer la suite de leurs travaux et lancer leur entreprise de fabrication de ce savon.

    Déjà testé sur un échantillon de population de la capitale du Burkina Faso, il s’est montré efficace tant dans une utilisation directe sur le corps que dans son utilisation dans les lessives. Un véritable espoir pour contrer une maladie qui reste la première cause de mortalité en Afrique.

    Lu sur L’avenir.net

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