Ce sont finalement des étrangers qui vont expertiser le stade du 5 juillet d’Alger.

Le Ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Tahmi, a déclaré, hier jeudi, que des «travaux d’expertises plus poussés sur les gradins du  stade du 5 juillet vont être entamés après l’Aïd El Adha par deux sociétés  étrangères». «Les sociétés choisis pour effectuer les travaux d’expertises nécessaires sur le stade vont accentuer leurs travaux à partir de la mi-octobre, sur des bases solides», a-t-il indiqué dans des propos repris par l’agence officielle APS. «Les entreprises vont utiliser les moyens nécessaires dans leurs travaux qui seront suivis par les services concernés du ministère de l’Habitat qui a pris en charge l’opération», a-t-il encore ajouté.

Pour rappel, le stade du 5 juillet a été fermé, sur instruction du MJS, suite à l’effondrement, le 21 septembre dernier, d’une partie de la tribune 13 supérieure causant la chute et le décès de deux jeunes supporters. Le douloureux événement a eu lieu à l’occasion du derby algérois opposant le MCA à l’USMA pour le compte de la cinquième journée.

Depuis, beaucoup de choses ont été dites à propos de l’entretien de cette enceinte sportive. Le Ministre avait déclaré que le stade restera fermé jusqu’à ce que les travaux d’expertises soient terminés. C’est ainsi que le CTC (contrôle technique des constructions), un organisme étatique, a été chargé de cette mission. Mais en confiant un travail similaire, quoi que «plus poussé», comme l’a précisé Tahmi, à deux entreprises étrangères, on peut conclure que l’expertise apportée par le CTC n’a pas été satisfaisante.

Quoiqu’il en soit, le stade du 5 juillet n’en fini pas de faire parler de lui. Et à chaque fois, il y a des soupçons quant à la régularité des travaux effectués, et par extension, des marchés octroyés. C’est la même chose avec sa fameuse pelouse qui a été installé pourtant par Queens Grass, une entreprise hollandaise des plus réputées au monde. Donc, après le scandale de la pelouse, c’est celui des tribunes.

Elyas Nour

Article précédentL’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques lauréate du prix Nobel de la paix
Article suivantCorruption : nouveau chapitre dans le scandale Sonatrach