Le torchon brûle entre le ministre des Sports et la Fédération algérienne de football (FAF). La raison ? La domiciliation de la Finale de la coupe d’Algérie.

Alors que Mohamed Tahmi, qui se fait souvent accompagné par son homologue de l’Habitat, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé avec une grande assurance que la finale de la coupe d’Algérie de football allait se dérouler dans le mythique stade du 5-Juillet, la FAF en a décidé autrement. L’instance chère à Mohamed Raouraoua a pondu un communiqué pour annoncer que la Finale de la coupe d’Algérie allait finalement se tenir non pas à Alger, mais au stade Mustapha-Tchaker de Blida. La décision de la FAF n’est pas tombée du ciel. Elle est venue suite à une inspection effectuée par une commission technique qui a conclu à l’impossibilité de voir le stade du 5-juillet disponible d’ici le 1er mai, la date initialement choisie par le ministère des Sports.

Alors qu’on pensait que l’affaire était réglée, Mohamed Tahmi refait surface. Le ministre des Sports est, de nouveau, monté au créneau pour accuser la Fédération algérienne de football de faire cavalier seule et de ne pas prendre en compte l’avis de son département ministériel.

Pourtant, tous les observateurs qui ont visité le temple olympique sont arrivé à une seule et même conclusion : au rythme actuel, le stade du 5-Juillet ne sera jamais prêt pour la grande explication qui opposera le Mo Béjaïa à RC Larbaâ. Et si les travaux d’embellissements peuvent être terminés, la pelouse ne sera pas au point pour recevoir un si grand match. Mais Tahmi ne veut rien entendre : Il veut une finale au 5-juillet, « même si les travaux ne sont pas finis ». Le ministre veut ainsi prendre le risque de faire jouer une rencontre dans un stade encore en travaux et que d’importantes quantités de gravats jonchent encore les alentours. Autrement dit, les supporters les plus violents auront des pierres, des barres de fer et autres objets dangereux à leur disposition et à volonté.

Ce nouvel épisode est en fait un nouveau chapitre dans un match qui oppose depuis longtemps le très légalistes Tahmi au « joueur » Raouraoua. Et jusque-là, toutes les confrontations, dont la dernière s’est déroulée au Caire à l’occasion de la désignation de la nation qui abritera la CAN 2017, se sont soldées par des victoires sans appel du président de la FAF. Et tout converge vers une énième victoire du hadj face au docteur.

 Essaïd Wakli

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