Malgré l’existence d’un marché de change parallèle activant au vu et au su de tout le monde, les autorités continuent à brandir leurs «prises» tels des trophées. C’est le cas de ce communiqué du service des douanes qui indique que 224 affaires liées à des infractions de change faisant l’objet de 19,512 milliards (mds) de DA de pénalités ont été transmises à la justice durant le premier semestre de l’année en cours.

La plupart de ces infractions portent sur «des majorations de facturation et sur le non rapatriement des devises», a précisé le sous-directeur des contentieux des recouvrements à la Direction générale des douanes (DGD), Brahim Saâda, lors d’un point de presse animé par les cadres de l’administration sur le bilan du premier semestre 2016, selon l’information rapportée par l’agence officielle APS.

 Sur l’ensemble de l’année 2015, la Direction générale des Douanes indique avoir transmis à la justice 550 dossiers liés aux infractions de change ayant engendré un transfert illicite de devises équivalant à près de 14 mds de DA (environ 140 millions d’euros), avec 68 mds de DA de pénalités encourues par ces opérateurs fraudeurs. Une hausse de 134% par rapport à 2014, ajoute la même source.
Dans le détail, sur l’ensemble des infractions relevées l’an dernier, plus de 19.000 étaient liées à la fraude commerciale, plus de 6.000 à la contrebande (en hausse de 17% par rapport à 2014) et le reste aux infractions de change.
Étrange constat lorsqu’on sait que des cambistes travaillent en toute liberté en plein cœur de la capitale et dans d’autres villes du pays. Faut-il donc donner du crédit à ces statistiques ?
E. Wakli