éco Yasmine, vétérinaire:

L’écologie, il faut que ça vienne d’en haut, que ce soit politique: assainissement des eaux, se payer des incinérateurs et supprimer toutes les décharges en pleine air, contrôler ce que balancent les usines etc. En voyant le gâchis, franchement souvent je me dis que je voudrais me lancer en politique, mais on en dit tellement de mal, que je n’ai jamais sauté le pas.

Lilia, étudiante:

Ça ne peut être qu’individuel. Même si tous les gouvernements se mettent d’accords, ce sont les populations qui doivent faire l’effort. Si les gens n’adoptent pas les gestes qu’il faut, trier ses déchets, économiser de l’eau, économiser l’électricité, c’est peine perdue. Il est donc indispensable de sensibiliser la population. Les gens suivront.

Adel, commercial et membre associatif:

Les associations sont le meilleur moyen de porter l’écologie et l’élever au rang qu’elle mérite. Les associations de quartier quand elles existent font du très bon travail au niveau local. Je me rappelle que ce sont les associations locales de la région qui avaient nettoyaient la forêt de Thalaguilef. Et le résultat est extraordinaire. Les associations sont le bras armé des politiques écologiques. Ce sont de bons moyens de rassembler les jeunes, et en plus ce sont des forces volontaires qui sont mise à contribution, le travail ne peut être que bien fait.

Hafida, avocate:

On n’applaudit pas avec une seule main. Ni les politiques ne peuvent agir seuls ni les individus ne peuvent changer les choses sans moyens. Il faut un environnement sain. Les politiques doivent mettre les moyens. Et les gens suivre les actions entreprises. C’est main dans la main qu’on viendra à bout de ce genre de problème et pas autrement.

Mehdi, étudiant en écologie:

Je suis allé il y a quelques mois vérifier ce qui reste du fameux barrage vert entrepris durant les années 70 pour stopper l’avancée du désert. C’était un projet pharaonique et ambitieux, mais il n’a malheureusement pas était mené à bout. Comme tous les projets, celui-ci n’a pas été fini. Dans ce genre d’entreprise, il ne faut pas laisser beaucoup de place au hasard, la finition doit être de mise, sinon le résultat est sans appel: 30 années pour rien. La majorité des plantes ont servi de pâturages aux animaux et une autre partie a plié à cause du vents et autres intempéries.

Il aurait fallu assurer un suivi, interdire le pâturage, ou sensibiliser quant à sa nocivité, repasser une année plus tard et faire un bilan. Replanter plusieurs fois. Il ne reste que quelques couloirs verts délaissés qui ne demandent qu’à disparaître. Fort heureusement tout n’est pas perdu, même nous n’en sommes pas loin..Grâce au barrage vert, aucune construction n’a été autorisée dans cette zone. L’espoir est donc intact. On peut encore relever le défi du barrage vert et plein d’autres défis, mais il faut les suivre et les mener jusqu’au bout. Il faut une trentaine d’années pour rattraper une erreur du genre.

kh_louna@hotmail.fr

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