Les syndicats de l’éducation nationale menacent actuellement d’oganiser un mouvement de protestation pour réclamer une meilleure gestion des nombreux problèmes qui ont marqué la rentrée scolaire 2014-2015. Les syndicats exigent entre autres de la ministre de l’Éducation Nationale l’allègement des horaires que doivent assurer les enseignants des trois paliers.

Surcharge des classes, manque d’encadrement, retard dans le recrutement des fonctionnaires, heures supplémentaires pour les enseignants des trois paliers, tels sont les problèmes que dénoncent actuellement les syndicats de l’éducation nationale.

Dans un communiqué, l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (l’UNPEF) a précisé qu’à l’issue d’une réunion tenue par les membres du conseil exécutif, les syndicalistes ont décidé de faire pression sur le ministère de l’Éducation afin que soient pris au sérieux les soucis majeurs qui menacent le secteur scolaire en Algérie.

Dans le communiqué, repris par le quotidien d’information arabophone Ennahar, les syndicalistes ont insisté sur la nécessité de régler les problèmes de surcharge des classes, ainsi que l’allègement des horaires d’enseignement des enseignants des trois paliers de l’éducation.

S’agissant de la surcharge des classes, les membres des syndicats ont précisé qu’il est inadmissible que le nombre d’élèves arrive jusqu’à 45 dans certaines classes. Ils ont également évoqué le manque d’équipements scientifiques dans les écoles ainsi que la mauvaise programmation des travaux de réhabilitation de certaines écoles qui ont retardé la rentrée dans certains établissements scolaires.

Le statut socioprofessionnel au cœur des revendications

Les syndicalistes, qui menacent de mener un mouvement de protestation si la ministre de l’Éducation ne prend pas au sérieux leurs revendications, soulignent par ailleurs l’urgence de revoir les horaires d’enseignement hebdomadaire pour tous les paliers (24 heures pour le primaire, 18 heures pour le cycle moyen et 16 heures pour le secondaire).

Les réclamations des syndicalistes ne s’arrêtent pas là puisque ces derniers réclament également la résolution de plusieurs problèmes socioprofessionnels : réexaminer les carences et les déséquilibres dans les lois existantes, intégrer de l’ensemble des fonctionnaires dans des nouveaux postes en se basant sur le calcul de l’ancienneté pour la promotion, abolir la limite du 3 juin 2012 concernant les enseignants formés, donner accès aux fonctionnaire des services économiques aux subventions et aux primes (dont la prime pédagogique), et accélérer le versement de la prime de responsabilité aux inspecteurs, gestionnaires, directeurs, surveillants et conseillers d’éducations.

Les syndicalistes ont réclamé également la répartition des quotas de logements pour les travailleurs de l’éducation sous des formes diverses, et l’accélération de  la distribution des logements octroyés aux travailleurs du secteur dans le sud.