L’implication des jeunes Algériens dans la vie politique et leur faible participation électorale reviennent régulièrement dans les débats. Cette problématique est même au cœur de maints programmes d’action des partis politiques. Toutefois, force est de constater que les jeunes sont, aujourd’hui, à la fois intéressés et désintéressés par la politique.

«Il faut céder la place aux jeunes !» Combien de fois n’avons-nous pas entendu ce cri de révolte en Algérie ? Mais les Algériens sont-ils réellement prêts à voter et à accorder leur confiance à des jeunes ? Les jeunes sont-il suffisamment mûrs et formés pour acquérir leurs galons de représentants du peuple ? Ces questions, en revanche, elles ont été rarement posées.

Voter, un verbe peu usité

Quoi qu’il en soit, ces dernières semaines, la campagne pour les élections locales a encore une fois prouvé ce constat : les jeunes Algériens tardent à s’engager en politique. Si leur intérêt pour la politique est bien réel, la forme de leur engagement, elle, demeure encore floue, tout comme le contexte même de l’action politique algérienne. Non, les jeunes Algériens ne sont pas dépolitisés ! Loin s’en faut. Plus informés, ils sont plus critiques et exigeants que leurs aînés à l’égard des partis politiques. Cependant, leur expérience dans ce domaine ne se révèle pas encore riche. Dans ce contexte, voter n’est toujours pas le verbe préféré de nos jeunes qui militent très peu. A les entendre, infiltrer des partis politiques pour s’imposer au sein de leurs «appareils de décisions» ne sert pas à grand-chose puisque la fraude et les manœuvres de coulisses font et défont les élus. Et face à cette mascarade politique, nos jeunes répondent par l’indifférence systématique…

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