Harki

France: La commission spéciale des affaires sociales du Sénat français examinera un nouveau projet de loi relatif à l’indemnisation des « Harkis  » , demain 12 janvier, sur fond de vives critiques d’associations représentatives du mouvement, réclamant une modification du texte de loi, qu’elle juge inéquitable. pour eux.

Le projet de loi « Reconnaissance par la nation des Harkis et autres rapatriés d’Algérie qui étaient auparavant de l’état civil de droit interne et réparation des dommages qu’eux-mêmes et leurs familles ont subis en raison des conditions de leur accueil sur le sol français » est une traduction du Président Emmanuel Les paroles de Macron en actes à travers une loi reconnaissant le drame La « cinétique » des Algériens et stipule qu’ils soient indemnisés financièrement et moralement, dans le premier pas de ce genre pris par l’Etat français contre ceux qui se sont rangés aux côtés du colonialisme français pendant la révolution de libération.

Selon le site de Radio Monte Carlo, d’anciens militants et leurs enfants s’accordaient sur l’importance de ce que le président français a fait lorsqu’il leur a demandé « pardon » afin de panser les plaies du drame de la loyauté qui a été violé à plusieurs reprises, puis déni et refus d’avouer.

De nombreuses personnalités des enfants « Hakim » et de leurs petits-enfants ont exprimé leur surprise face aux propos du président Emmanuel Macron, les qualifiant de forts et de courageux, après près de soixante ans de lutte du mouvement pour la reconnaissance de leur tragédie en France, où 90 000 d’entre eux et leurs familles ont été reçues dans des conditions inappropriées lorsqu’elles ont fui l’Algérie après l’indépendance.

Beaucoup parmi les fils des Harkis considéraient que bien que la loi reconnaisse les conditions inadaptées à leur accueil, l’indemnisation ne concerne que la moitié de ceux qui ont fui l’Algérie.

Seulement 50 000 personnes sur les 90 000 concernées par l’indemnisation, selon le projet de loi, qui prévoit une indemnisation pour ceux qui ont vécu dans des camps ou des villages pour le reboisement et la gestion des forêts avec « privation de liberté » entre 1962 et 1975, ce qui a déclenché la condamnation de la peuple harki.

Dans une lettre ouverte publiée par le journal Le Monde le 27 novembre 2021, la journaliste et écrivaine Dalila Kerchouche a écrit que « la tragédie des Harkis est considérée comme le plus grand scandale d’État de l’histoire de la France postcoloniale » et a déclaré que « la maigre compensation ne paiera pas le prix » de cette tragédie.

Dalila Kerchouche a dénoncé ce qu’elle a qualifié de prix du mépris et de l’humiliation, et a estimé que « trois euros par jour » est la valeur de la compensation que l’Etat entend donner aux militants, c’est-à-dire « un peu plus que la valeur d’une tasse ». de café » ou « l’équivalent de deux tickets de métro ».