Malgré la crise, l’ANSEJ continuera à octroyer des crédits aux jeunes promoteurs. Le Directeur de cet organisme public, Mourad Zemali, a affirmé, lundi matin, sur les ondes de la radio nationale, que son agence ambitionne d’accorder plus de 60 000 crédits durant l’année en cours.

Pour l’année dernière, ils étaient 23 600 jeunes algériens à avoir bénéficié de prêts bancaires pour la création de petites entreprises. Le bâtiment et travaux public (BTP), l’agriculture et l’industrie dominent les secteurs où les entreprises ont vu le jour.

Mourad Zemali dément les informations selon lesquelles de nombreuses entreprises créées dans le cadre de l’ANSEJ échouent. Selon lui, plus de 6000 cas étaient litigieux jusqu’à 2015. «Plus de 2700 jeunes ont préféré régler leur litige à l’amiable sans recourir à la justice», indique le responsable. Et à ceux qui estiment que la politique des micro-crédit a porté atteinte à l’économie nationale, le responsable répond qu’au «contraire, cela a permis à des jeunes de réaliser leurs rêves».

Sur le plan des chiffres, le responsable précise que seuls 11% des entreprises ont été créées par des femmes, «un taux encore faible» admet-il. C’est pourquoi, l’ANSEJ a crée un «couloir vert» pour les projets portés par les femmes, ajoute-t-il. Par contre, 65% des entreprises créées dans les professions libérales appartiennent à des femmes.

Par âge, 95% des jeunes promoteurs ont moins 35 ans. Cela est lié au fait que la tranche d’âge concernée par le dispositif ANSEJ est celle des 20-40 ans.

A noter que Mourad Zemali n’a pas été capable de donner le nombre d’emplois créés dans le cadre de l’ANSEJ.

Essaïd Wakli