Pour récolter un maximum d’argent en vue de renflouer les caisses du Trésor public, le gouvernement est prêt à tout. Il demande aux caisses de sécurité sociale, déjà mises à rude épreuve par de graves déficits, de mettre les fonds dont elles disposent dans l’opération d’emprunt national obligataire. C’est ce qu’a annoncé, hier, le ministre du Travail, Mohamed El Ghazi.

Intervenant à l’occasion d’une rencontre sur la contribution du secteur de l’emploi et du travail dans l’opération de l’emprunt obligataire, M. El Ghazi  a précisé que la participation des mutuelles sociales et des caisses de sécurité sociale à cette opération permettra au pays de disposer de recettes financières  supplémentaires dans le cadre de la relance économique. Il a considéré que la mobilisation des structures relevant de son secteur en faveur de l’emprunt obligataire relève du «salut national» et d’un «acte de patriotisme».

Plus, certaines entreprises exigent même de leurs employés des ponctions mensuelles pour alimenter l’emprunt obligataire. C’est le cas d’Algérie Télécom dont le syndicat demande aux salariés de donner, chaque mois, 1000 DA de leur salaire. Une opération dont l’UGTA se mêle aussi en mettant la pression sur ses structures de base afin de mettre la main à la poche.

Cela se passe un mois après le lancement effectif de l’emprunt obligataire. Une opération qui ne semble pas avoir encore donné de bons résultats. L’engouement escompté n’est pas au rendez-vous.

Essaïd Wakli