En Algérie, on enlève d’une main ce qu’on donne avec une autre. Les augmentations de salaires accordées par le Gouvernement aux fonctionnaires ont été compensées par des hausses de prélèvements d’impôts sur les revenus, faisant des salariés les premiers contributeurs aux recettes de l’Etat avec un montant supérieur à celui que payent les sociétés pétrolières étrangères.

Selon des chiffres obtenus auprès de ministère des Finances, et révélées vendredi par El-Khabar, les services des impôts ont prélevé 600 milliards de dinars sur les salaires des Algériens durant l’année 2012, dont 540 milliards sur les salaires des fonctionnaires. Ce qui représente une augmentation de 50% par rapport à l’année 2011.  Durant la même période, les sociétés pétrolières n’ont versé dans les caisses de l’Etat que 148 milliards de dinars. L’écart est donc énorme. D’autre part, le montant de l’impôt sur le bénéfice des sociétés activant dans d’autres secteurs a atteint, durant l’année 2012, 244 milliards de dinars.