Ennahar TV censure un opposant parce qu’il a critiqué ouvertement Bouteflika et Sellal

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Décidément, rien ne différencie Ennahar TV de la chaîne étatique unique l’ENTV. La liberté de ton dont s’enorgueillit cette nouvelle chaîne de télévision qui prétend être indépendante n’est, en fait, qu’un leurre. Preuve en est, un opposant politique vient de faire les frais d’une opération de censure digne de l’ENTV !

En effet, Sofiane Djilali, le président du parti Jil Jadid, l’un des principaux partis de l’opposition en Algérie, a été victime de la censure lors de son passage à l’émisison « Akher Kalam », une émission politique diffusée pr Ennahar TV mardi soir. Presque 20 % du contenu initial de cette émission a été supprimé par les repsonsables de cette chaîne de télévision. Au moins 12 minutes du temps de parole de Sofiane Djilali sont passées à la trappe.  12 minutes au cours desquelles cet opposant n’a fait qu’exercer son droit de critiquer ouvertement les autorités politiques et à leur tête Abdelmalek Sellal et Abdelaziz Bouteflika. « C’est une pratique scandaleuse. Cette partie de mon passage a été censurée sans que je sois avisé. Tout cela parce que j’ai osé critiquer directement Abdelaziz Bouteflika et Abdelmalek Sellal. Je n’ai prononcé aucun propos diffamatoire. Ce n’est qu’une critique politique légitime et fondée », dénonce ainsi le président de Jil Jadid lorsque nous l’avons joint par téléphone.

Notre interlocuteur a été également scandalisé par un article paru dans les colonnes du quotidien Ennahar où il est accusé d’avoir tenu des propos insultants et immoraux. La direction du groupe médiatique Ennahar a lancé ces graves accusations pour justifier la censure dont a fait l’objet Sofiane Djilali. Mais ce dernier n’est pas resté silencieux et défie haut et fort la direction d’Ennahar TV de diffuser intégralement le contenu de cette émission en présence des journalistes de la presse nationale afin que l’on puisse vérifier si réellement des propos vulgaires ou diffamatoires ont été tenus par le président de Jil Jadid.

« J’assume entièrement mon discuours politique. Si des parties concernées se sentent insultées par mon analyse, elles n’ont qu’à me poursuivre en justice. Mais la censure est inacceptable et demeure une pratique honteuse », confie-t-il en dernier lieu.

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