Meriem étudiante en médecine :

C’est une excellente initiative pour les étudiants algériens comme étrangers. Des amis français médecins sont venus l’an dernier visité certains hôpitaux. Ils en sont sortis époustouflés. Il y a des trucs spécifiques à des pays, des régions. Des maladies fréquentes dans certains pays et rares dans d’autres.

Ils ont de ce fait appris plein de choses et ont observé des dizaines de cas qu’ils n’auraient pas pu voir en France. En Europe, les protocoles sont différents, les molécules utilisées aussi, les examens complémentaires etc… I
Ils ont beaucoup plus de moyens, du coup ils se permettent de faire plus d’examens qu’ici on ne fait pas automatiquement. Un moyens pour les médecins algériens de compléter leur formations, et d’appliquer les dernières technique ici. Rien a dire c’est du gagnant gagnant.

Hamza étudiant en économie :

L’enseignement en Algérie se fait en arabe, il est dés lors à exclure que les étudiants européens viennent chez nous. Ce genre d’échanges se transformeraient dans notre cas, à de l’export-export vers le vieux continent. Et encore, notre système comptable n’est pas le même, la concordance n’est pas évidente avec ce qui se fait là-bas. Restera les pays arabes comme le Liban. Plus avancés que nous dans le domaine, on reviendrait au phénomène des années 70 où une grande majorité de l’élite algérienne sillonnait les pays du moyen orient.

Youcef étudiant ingénieur :

Nous avons tout à y gagner rien à y perdre. Les expériences du genre entre étudiants ont montré leurs résultats, et ils sont plus que satisfaisants, surtout dans le domaine technologique.
Réciproquement, certains pays pourront profiter de cursus dans le domaine pétrolier en Algérie. Mais il est peu probable que ce soit des européens. Quant aux enseignants et les doctorants, c’est différent. Les échanges peuvent s’effectuer des deux côtés, surtout que le niveaux de nos « cerveaux » n’a rien à envier à celui des chercheurs occidentaux.

Nesrine étudiante en Arts dramatiques :

Cela changerait radicalement le visage de la profession. L’art doit être universel, et son enseignement ne doit pas être cantonné dans une seule culture. La plupart de mes connaissances sont intéressées de vivre des expériences en Algérie, que ce soit dans la musique ou dans le spectacle. L’artiste se nourrit de ses découvertes. C’est essentiel. Comme a dit un célèbre clown indien « mon pays, c’est mes chaussures ».

Kh_louna