demo Désintéressés sont les algériens dés que le mot démocratie tonne à leurs oreilles. Les mines grimaçantes et les visages ébahis font état de surprise, voir de stupéfaction, comme si cette notion ne les concernait ni de loin de ni de prés.

Une conséquence directe de la situation socio-économique du pays qui confine les algériens dans leur train train quotidien. Désabusés, ils n’en oublient cependant pas l’importance ni le prix qu’ont payés leurs ainés pour des acquis que certains peuples arabes leurs envient encore aujourd’hui.

Lamia.B (jeune ingénieure): La démocratie c’est le pouvoir aux mains du peuple. Malheureusement, la situation actuelle fait que les gens sont plus soucieux, (et à juste titre) de ce qu’ils vont manger. Les embarras de la vie quotidienne prennent vite le dessus, et les notions aussi importantes soient elles comme la démocratie sont reléguées au second plan. Pour penser à ce genre de choses, il faut être en harmonie avec soit même, et ce n’est pas le cas des Algériens.

Mehdi.C (enseignant en langue française): A un moment, j’avais vraiment foi en ce pays. Je pensais même qu’on deviendrait une sociale démocratie comme il en existe dans le nord de l’Europe. Même au plus fort des années de terrorisme, les marches populaires spontanées, les prises de positions courageuses de certaines personnalités civiles et politique cultivaient en moi cet espoir.

Aujourd’hui, j’ai visité d’autres pays arabes et la différence dans certains domaines comme la justice par exemple est palpable. Les acquis chez nous ne doivent pas être remis en cause, c’est tout ce qui m’importe. Espérons que le pays ne fasse pas marche arrière, on avance doucement mais surement.

Nassim B (Médecin): la démocratie, de la d’où je viens, personne n’y pense. Dans mon village en Kabylie, à l’heure de la mondialisation, on est revenu un fonctionnement ancestral. Les affaires internes à la communauté sont gérées par nous même. Résultat, non seulement nous restons loin des activités politico-politique des grandes villes, et de leurs conséquences, mais en plus, nous avons prouvé à nos jeunes que nous pouvons nous auto-administrer sans pour autant intégrer les notions d’élections, de sièges, de partis etc. ça nous crée beaucoup moins de problèmes. La démocratie dans mon patelin …. Jamais entendu parler.

Merouane (infographe installé en France): A quoi bon parler de démocratie, quand il n’ya pas d’opposition. Tant que personne ne propose mieux, ou autre chose, rien ne sert de critiquer ou cogiter « on a les dirigeants qu’on mérite ». Pas plus tard qu’hier, un des parti les islamiste déclarait ne pas présenter de candidat à la présidentielle, ils ne peuvent s’en prendre qu’a eux même, si même eux n’offrent pas de propositions de rechange. Quant aux démocrates, en boycottant tous les scrutins organisés dans ce pays, ils se désistent par de leur propres chef et se refusent le droits de donner leurs avis et de peser sur la balance. Ils tendent le bâton pour se faire battre.

Kh_louna pour Algérie Focus