Le détenu de Ghardaïa, Kamel-Eddine Fekhar, va très mal et ses avocats s’en inquiètent. Le médecin, arrêté lors des évènements ayant secoué la région du M’zab en 2015, observe une grève de la faim depuis plusieurs mois.

«Kamel Eddine Fekhar est en grève de la faim depuis plus d’un mois. D’autres détenus ont entamé une grève de la faim (…) Une catastrophe peut arriver si vous n’intervenez pas immédiatement. Ne laissez pas les gens crever en prison !», déclare l’avocat Salah Debouz lors d’une conférence de presse animée à Alger.

Selon l’avocat, l’arrestation de Fekhar est «injustifiée». «La détention se décide quand il y a des faits graves (établis). Dans le dossier de Fekhar, il n’y a aucun fait. La note d’arrestation contre lui est un crime contre la liberté et un abus de pouvoir», atteste Salah Debouz.

Dans le lot des détenus de Ghardaïa, Kamel-Eddine Fekhar n’est pas une exception. Ils sont pas moins d’une dizaine de prisonniers du pénitencier d’El-Goléa à observer une grève de la faim. Certains d’entre eux vivent des situations dramatiques. C’est le cas de  Abouna Brahim qui souffre de problèmes cardiaques. «Il a demandé des soins. La direction de la prison de Ghardaïa lui a dit : tu n’as pas d’argent pour les analyses et les tests», précise l’avocat.

Il y a quelques jours, la direction générale de l’administration pénitentiaire avait critiqué l’avocat de Kamel-eddine Fekhar qui n’aurait pas incité son client à cesser sa grève de la faim.

Essaïd Wakli

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