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Les Etats-Unis ont rapatrié deux détenus de la prison militaire américaine de Guantanamo vers leur pays d’origine. Il s’agit de deux prisonniers algériens, qui ont été remis au gouvernement d’Alger. Ce sont les premiers rapatriements de détenus de Guantanamo depuis que Barack Obama a annoncé en mai vouloir reprendre les transfèrements, pour enfin fermer la prison militaire, où il reste toujours 164 détenus.

 Les rapatriés sont Nabil Said Hadjarab et Mutia Sadiq Ahmad Sayyab. Les deux hommes étaient parmis les tous premiers détenus à Guantanamo en 2002. Nabil Hadjarab, aujourd’hui âgé de 34 ans, a passé 11 ans et 6 mois dans le centre de détention. Son cas avait été très médiatisé par des organisations de défense des droits de l’homme. Plus de 18 000 personnes avaient signé une pétition pour sa libération.  Mutia Sayab, 37 ans, a quant à lui été incarcéré pendant 12 ans et 7 mois à Guantanamo. Les deux Algériens ont été jugés libérables par le gouvernement de Barack Obama, car aucune charge n’a pû être établie contre eux.

 Libération recommandée dès 2007

L’administration militaire de Guantanamo avait même recommandé leur libération dès 2007. Ces derniers mois, tous deux avaient participé à la grève de la faim des prisonniers du centre de détention. Si Nabil Hadjarab et Mutia Sayyab ont finalement pu retourner dans leur pays d’origine ce jeudi, c’est aussi, comme l’a souligné le Pentagone dans un communiqué, grâce à la collaboration du gouvernement algérien.

Les deux hommes sont arrivés sur le territoire algérien dans la nuit de mercredi à jeudi. A leur arrivée, ils ont été soumis à une enquête des services de police, puis ont été placés en garde à vue en attendant d’être présentés au procureur.

Treize Algériens déjà rapatriés

Sollicité par Washington, Alger ne s’est pas opposé à recevoir ces deux ex-détenus de Guantanamo. Ce n’est pas la première fois que l’Algérie accueille d’anciens détenus de la prison américaine. Treize Algériens avaient déjà été rapatriés. Mais de ces hommes, on ne sait pas grand-chose. Proches des milieux islamistes, ils sont très encadrés par les services de sécurité qui leur interdisent de parler à la presse.

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