Exclusion de la diaspora/ Même Amara Benyounès déplore une « injustice »

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L’ancien ministre du Commerce, Amara Benyounès, considère l’article 51 du projet de révision de la constitution comme une véritable « injustice ». Cet article qui exclut la diaspora algérienne du pouvoir politique puisqu’il interdit à ses membres de se présenter à une élection présidentielle. 

Amara Benyounès, pourtant l’un des thuriféraires du régime de Bouteflika, rejette cet article énonçant  « la nationalité Algérienne exclusive  est requise pour l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat et aux fonctions politiques », a-t-il fait savoir ce lundi matin sur les ondes de la radio nationale Chaîne III. L’homme qui a chanté à la gloire d’Abdelaziz Bouteflika durant la campagne électorale d’avril 2014 est allé jusqu’à appeler le président de la République à corriger « cette injustice » et à  « amende ou abroger » cet article.

L’appel d’Amara Benyounès intervient au moment où plusieurs collectifs et associations d’Algériens établis à l’étranger lancent une mobilisation pour faire entendre leur colère. L’association ADRA vient, d’ailleurs, de diffuser une pétition pour dénoncer cette constitution discriminatoire à l’égard de la communauté algérienne vivant à l’étranger. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, Rachid Nekkaz prépare, de son côté, un rassemblement le 23 janvier prochain devant la Grande Poste à Alger.

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