keynes I- KEYNES ET LA CRISE D’OCTOBRE 2008

Le professeur Krugman qui a obtenu, en 2008, le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur le libre échange et la mondialisation a estimé, le 10 août 2009 à Kuala Lampur (Malaisie) dans un discours qu’il a prononcé devant un forum international des chefs d’entreprise que « le monde a échappé à une [Grande dépression mais cela va prendre au moins deux ans minimum sinon plus ( soit 2013 au minimum) avant que l’économie mondiale ne se redresse totalement sous réserve de thérapeutiques efficaces ce qui n’est pas évident et que même si le pire de la crise financière soit passé, le monde fait face maintenant à un ralentissement économique durable ». Et à une question posée, il affirmera humblement que les gouvernants et les économistes sont désemparés faute d’un nouveau modèle tenant compte de la complexité du monde actuel.

Alors et pourquoi pas un génie comme Keynes ? La théorie générale de Keynes étant en vogue depuis la crise d’octobre 2008, je me propose d’en faire une brève analyse en essayant d’être simple pour que le lecteur puisse en comprendre la portée. Pour les libéraux « le keynésianisme n’est pas la solution à la crise, c’est son origine. Ce sont les recettes de 1929, toujours appliquées aujourd’hui, qui ont entraîné la crise. Il faut au contraire moins de régulation par l’Etat et plus de régulation par la monnaie. » Mais contrairement à ce qui a été écrit , les taxant d’ultra libéraux , même Les politiques de Ronald Reagan et George W. Bush n’hésiteront jamais à pratiquer des relances budgétaires massives pour soutenir une croissance défaillante. Avec l’arrivée du Président Barack Obama l’option keynésienne est nettement affirmée et aujourd’hui qu’ils soient de gauche ou de droite, partout les gouvernements, depuis le début de la crise d’août 2007, se réclament de Keynes pour sortir leurs économies de la crise. Cependant sur le plan théorique qui aura des incidences sur les futures politiques économiques, la polémique n’est pas close qui ne vas sans nous rappeler celle entre deux grands économistes, Keynes et Hayeck largement diffusée dans The Times du 17/19 octobre 1932. Pour Keynes, il faut développer la consommation et l’investissement via une forte intervention publique.

Pour Hayek, l’intervention publique détourne les fonds disponibles pour l’investissement privé. Pour Keynes, il faut hausser les salaires pour stimuler la consommation. Pour Hayek, il faut baisser les salaires si on veut rétablir le plein emploi. Autre élément important à signaler, le prolongement des travaux dits néo-keynésiens ont aboutir à des visions différentes entre deux courants de pensée : l’économiste polonais M. Kalecki et l’anglaise Joan Robinson qui ont permis la naissance de la théorie de la régulation, tandis que d’autres se rapprochent progressivement des thèses libérales. Ainsi, Pour Michel Aglietta, qui fait une intéressante synthèse entre la théorie keynésienne et la théorie marxiste (Karl Marx n’a jamais été un théoricien du socialisme mais a écrit le Capital en décrivant brillamment le fonctionnement du capitalisme) pionnier de l’école de la régulation, « devant l’euphorie des marchés, il aurait fallu se souvenir des cycles keynésiens….donner un sens au phénomène, pour aller vers une réflexion plus profonde du système ». Or comme le précisait Keynes lui même, l’idéologie est une chose et l’efficacité de la politique économique en est une autre. Et d’ajouter «ce serait épatant si les économistes pouvaient se considérer comme des gens aussi humbles et compétents que des dentistes. »

II- QUI EST JOHN MAYNARD KEYNES

Britannique, né le 05 juin 1883, décédé le – 21 avril 1946, il fait ses études au collège à Eton, études universitaires de mathématiques et de philosophie à Cambridge, avant d’opter sur le tard, à 22 ans, pour l’économie. Il travaille deux ans en Inde dans la haute administration à « l’Indian Office » puis devient professeur à Cambridge.. Pendant la guerre de 1914-18, il travaille pour le ministère des finances anglais et devient un des principaux responsables du financement de la guerre, il s’en sort très bien d’autant plus qu’il utilise ses compétences pour spéculer sur les devises étrangères. Ensuite il retourne à l’université tout en tentant de s’enrichir par la spéculation financière. Il est couvert d’honneurs dans son propre pays, qui le fait lord en 1942 et le nomme sous-gouverneur de la Banque d’Angleterre, ce qui lui permettra d’être l’un des négociateurs des accords de Bretton Woods en 1944.

C’est un mondain, préférant la compagnie des artistes à celle des technocrates, il fait partie du «groupe de Bloomsbury», du nom du quartier londonien qui jouxte le British Museum. En 1925 il se marie avec Lydia Lopokova, une danseuse étoile des Ballets russes de Serge Diaghilev. Il n’est pas un révolutionnaire et pourrait être classée dans la catégorie politique des sociaux démocrates. Selon Kenneth R. Hoover, Keynes aurait eu à son époque une position « centriste » entre d’une part les grands économistes Friedrich Hayek (ultra libéral) et d’autre part Harold Laski qui a été un des premier à mettre en relief les effets pervers du marché à partir de sa théorie des économies externes, sa théorie s’inscrivant dans le cadre d’une économie libérale à finalité sociale .

«Pour le meilleur et pour le pire, je suis un économiste bourgeois», ironise-t-il quand on l’interroge sur sa philosophie sociale. «Les régimes autoritaires contemporains paraissent résoudre le problème du chômage aux dépens de la liberté et du rendement individuels… Une analyse correcte du problème permet de remédier au mal sans sacrifier la liberté ni le rendement», plaide-t-il en 1936. «Son projet n’était pas de détruire le capitalisme mais de le sauver de lui-même. Il considérait que le travail de sauvetage devait commencer par la théorie économique elle-même»

Parmi ses ouvrages les plus importants on peut citer : la réforme monétaire en 1923 ; le traité sur la monnaie en 1930, surtout la théorie générale de l’emploi de l’intérêt et de la monnaie publiée en 1936 est un des ouvrages d’économie les plus célèbres et enfin comment financer la guerre en 1940. Il acquiert une très grande notoriété, devient en 1939 le conseiller du ministre des finances anglais, devient entre autre conseiller de la Banque d’Angleterre et fut l’un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods. Aussi bien John Maynard Keynes que les Américains sont d’accord sur la nécessité de rebâtir un système monétaire mondial, mais les vues sont différentes. Keynes est favorable à un système de compensation mondial et à une monnaie internationale, le Bancor. De leur côté les Américains présentent le Plan White qui, finalement, servira de base aux accords de Bretton Woods avec pour fondement . un système de changes fixes par rapport au dollar lui-même convertible en or et la création de deux institutions le Fonds monétaire international et la Banque mondiale.

Durant la conférence de Bretton Woods, Keynes dirige la commission sur la Banque mondiale tandis que Harry Dexter White préside celle sur le FMI. Keynes est opposé à ce que les Américains aient la présidence de la Banque mondiale et veut que les pays puissent adhérer à la fois à la Banque des règlements internationaux et au FMI, ce qu’il obtient. Pour le célèbre économiste Don Patinkin, les taux de change fixes avec marge de fluctuation du système de Bretton Woods sont une réminiscence des écrits de Keynes sur les points-or du Traité sur la monnaie. Mais sa véritable reconnaissance ne viendra que plus tard. Avec les «Trente Glorieuses» en Europe, dont la reconstruction s’est faite sous l’égide de l’État. Aux États-Unis, sa postérité culminera avec John Kennedy, qui fut «sans conteste le premier président keynésien», selon Arthur Schlesinger, ancien collaborateur et historien de l’Administration du président assassiné. Au début des années 1970, le républicain Richard Nixon ira jusqu’à proclamer : «nous sommes tous keynésiens maintenant».

III- LES GRANDS TRAITS DE LA THÉORIE KEYNESIENNE

Keynes a été le premier à décrire l’activité économique à l’aide du processus du circuit économique. Il a également été le premier a montrer la nécessité de créer une véritable comptabilité nationale. Il a également démontré que les comportements des agents économiques pris isolément étaient parfois incompatibles avec l’intérêt général. La base de la pensée keynésienne réside dans le fait de considérer que la demande effective (c’est-à-dire le niveau de consommation et le niveau d’investissement) détermine le niveau de production donc le niveau de l’emploi. Les «stratégies» politiques de relance keynésienne se fondent également sur l’importance du rôle de l’état dans l’économie. Keynes ne croit pas à l’autorégulation de l’économie par les mécanismes naturels des lois du marché. L’état doit donc intervenir en tant qu’agent régulateur car le capitalisme livré à lui-même ne peut que conduire à des crises chroniques. C’est à l’Etat d’intervenir pour relancer la demande de biens de consommation et de biens d’investissement. Keynes a en quelque sorte été l’artisan du développement de l’Etat providence après la 2° guerre mondiale. eynes conteste totalement les fondements de l’analyse classique libérale.

Keynes raisonne au niveau macroéconomique et considère que la « théorie classique n’est applicable qu’au cas du plein emploi ». Or écrivant durant la période de crise de l’entre-deux guerres ce qui l’intéresse c’est ce qui se passe en période de sous-emploi. De cela découle deux points clés : l’offre ne crée pas comme chez Jean-Baptiste Say sa propre demande mais dépend de la demande effective; à la différence des classiques la monnaie n’est pas une voile mais influe sur l’économie réelle. La demande effective est la demande anticipée par les entrepreneurs. Ces derniers calculent la production qu’ils doivent réaliser afin de d’offrir la quantité optimale de biens et de services demandée par les agents économiques.

Le sous emploi des facteurs de production est selon Keynes dû au fait que les entrepreneurs ont des anticipations pessimistes et sous-estiment la demande effective. Keynes à la différence de Jean-Baptiste Say et des néo-classiques ne raisonne pas dans le cadre d’une « parfaite rationalité des agents et d’une information parfaite sur la situation présente et future » aussi la demande effective dépend de prévisions d’agents qui peuvent ne pas conduire au plein emploi.

3-1-Demande effective et marché de travail:

Pour Keynes, le salaire n’est pas seulement un coût c’est aussi un déterminant important de la demande. Par ailleurs pour lui le mécanisme des prix sur le marché du travail n’aboutit pas usuellement au plein emploi d’où l’introduction de la notion de chômage involontaire. Pour les classiques l’offre de travail par les salariés dépend du salaire réel. S’il y a du chômage c’est que le salaire réel est supérieur à la productivité marginale du travail. Le chômage ne peut être que volontaire c’est à dire venant du refus de travailler au nouveau salaire d’équilibre. Pour Keynes les salaires nominaux ne peuvent pas baisser pour les raisons suivantes:

a) des salaires nominaux sont liés à la négociation des contrats

b) une baisse des salaires nominaux entraînerait une baisse de la demande qui provoquerait à son tour la baisse de la production.

3-2- La demande effective

En économie fermée, elle se compose de la consommation + l’investissement (C+I). La consommation:est le fait de consommer des biens et services, dans le but de satisfaire des besoins ou des désirs , l’épargne est la partie du revenu qui n’est pas consommée,chez les classiques l’épargne dépend du taux d’intérêt mais chez Keynes, elle dépend du revenu et pour Keynes l’investissement dépend du taux d’intérêt et de l’efficacité du capital utilisé.

3.-3- Enfin relatif à la théorie de la monnaie, cette dernière répond au motif de précaution ou de transaction dépendant du revenu global (contrairmeent à la théorie ultra- libérale néo-classique) et est détenue pour trois raisons : pour motif de spéculation, motif de transaction et motif de précaution ou le désir de sécurité en ce qui concerne l’équivalent futur en argent d’une certaine proportion de ses ressources totales.

IV- LES MOYENS DE LA RELANCE A TRAVERS L’ INTERVENTION DE L’ÉTAT

4.1- Les raisons de l’intervention de l’État

Pour Keynes, en période de récession seul l’état est en mesure de stimuler la demande lorsque celle-ci est insuffisante. En effet, en période de crise les agents économiques ne dépensent pas et les entreprises n’investissent pas. L’investissement ne peut donc «repartir» que si les anticipations des entreprises sont positives. Keynes préconise donc des mesures de relance. Il s’agit de redonner confiance aux consommateurs ; de mettre en oeuvre des moyens de répartition des richesses permettant aux agents économiques qui ont la propension moyenne à consommer la plus élevée (c’est-à-dire les catégories sociales les plus «défavorisées») de dépenser pour mieux relancer la machine économique ; de baisser les taux d’intérêts pour stimuler le crédit à la consommation et aux investissements et enfin d’engager une politique de grands travaux publics qui provoqueront un effet multiplicateur de revenus et accélérateur d’investissements. Le rôle de l’état consiste donc à injecter des revenus pour «doper» la machine économique. La reprise de la consommation entraînera une augmentation des investissements donc la situation de l’emploi s’en trouvera améliorée, et ce grâce au multiplicateur de revenus

4.2- Le multiplicateur de revenus

L’idée de départ est la suivante : toute injection de revenus dans l’économie par l’état (voir plus haut pour les moyens utilisés) provoquera une augmentation du revenu national qui lui est bien supérieure. Exemple : l’état engage 1 000 de dépenses publiques pour construire une route. Si les titulaires de ces revenus (salariés embauchés) ont une propension marginale à consommer de 3/4 (0,75) ils vont dépenser 750 de plus en biens de consommation. Les producteurs de ces biens de consommation vont percevoir un revenu supplémentaire de 750. Si leur propension marginale à consommer est également de 3/4, ils vont dépenser 750 x 0,75 = 562,5 en biens de consommation. On constate donc que l’injection de revenus au départ provoquera des vagues successives de revenus et de dépenses qui continueront mais en diminuant peu à peu d’amplitude et ceci jusqu’à 0. L ‘efficacité d’une relance de la consommation dépend donc de l’importance de la propension marginale à consommer (c’est-à-dire la tendance des agents économiques à consommer un supplément de revenus). Mais, l’effet d’une relance ne pourra être réellement mesuré que par le jeu du multiplicateur et de l’accélérateur. En quoi consiste donc le mécanisme d’accélération d’investissement dans une optique keynésienne ? L’idée de départ est la suivante : à partir du moment où la consommation augmente sous l’effet d’une relance, la production doit nécessairement s’adapter. Le mécanisme de l’accélérateur implique qu’une variation de la demande de biens de consommation entraîne une variation beaucoup plus importante de la demande de biens d’investissements. Par exemple, supposons qu’au cours d’une période déterminée, le montant de la production (P) soit de 100 et que le stock de machines, d’équipements, donc le stock de capital (K) soit de 400, le coefficient de capital K/P sera de 400/100 = 4. Cela signifie que toute variation supplémentaire de la consommation devra être multipliée par 4 en investissement nouveau. Si la demande augmente de 10, la production devra être de 110 — pour maintenir un coefficient de capital de 4 l ‘entreprise devra investir 40 en équipements nouveaux (440 / 110 = 4). Donc pour Keynes, en théorie le jeu du multiplicateur et de l’accélérateur doit stimuler la croissance.

V- LIMITE DE LA POLITIQUE KEYNESIENNE

Cette relance publique passe alors par la mise en œuvre d’une politique budgétaire expansionniste qui se matérialise par l’apparition d’un déficit public. Cette remise en cause de la neutralité de l’Etat par Keynes est critiquée par les tenants de l’école classique qui jugent inefficace toute politique de relance budgétaire. Keynes répond à ces critiques par une approche dynamique qui tend à démontrer que la relance de l’économie permet d’autofinancer dans le temps le déficit budgétaire initial. Mais nous ne sommes plus en 1936 mais en 2009 avec une crise mondiale qui est rune crise systémique.

Quelles sont donc les limites au modèle Keynésien tout en soulignant pour évite toute équivoque -il n’existe pas vraiment de système keynésien, puisque le cadre du modèle est la propriété privée des moyens de production.

– Tout d’abord la théorie keynésienne raisonne en économie fermée. À l’heure actuelle, l’internationalisation croissante des économies constitue une sérieuse limite au modèle. On peut toutefois la concevoir à une échelle internationale avec des instances supranationales de régulation comme cela a été décidé lors du dernier G20.

– S’il peut être applicable dans les pays développés le crédit à la consommation redynamise l’économie par la consommation il l’est à certaines conditions : premièrement,il n’est pas si aisé d’agir sur le niveau de consommation globale car la consommation dépend de facteurs économiques et psychosociologiques qui ne sont pas toujours facilement identifiables ni maîtrisables. Même des taux d’intérêt à 0 % n’inciteront pas un couple de chômeurs à s’endetter pour acheter un logement. Par ailleurs, si le revenu augmente, la propension à épargner augmente également -en d’autres termes plus le revenu est important plus la consommation est importante mais plus l’épargne augmente également. Tant et si bien qu’un excès d’épargne pourra à nouveau déséquilibrer la machine économique. Deuxièmement, le paradoxe consommation – épargne constitue également une limite au keynésianisme : les entrepreneurs n’investissent que si le coût du capital est faible donc si les taux d’intérêts sont faibles car la rentabilité du capital doit être supérieure au taux d’intérêt.

Dans le cas contraire les entrepreneurs n’investissent pas. Or, les taux d’intérêt faibles supposent une épargne abondante, et une épargne abondante est incompatible avec une forte consommation. Dans ce cas, se pose l’équilibre entre la consommation et l’épargne, s’il y a équilibre car la nouvelle théorie économique tenant compte du temps postule le déséquilibre permanent de la société mondiale d’où l’importance de la théorie de la thermo- dynamique appliquée à l’économie.

– Par ailleurs, difficilement transposable en pays sous développés où c’est surtout une question de rigidité de l’offre du fait de la faiblesse de la production locale, cet octroi de crédits cela dynamisant les importations et donc créant des tensions au niveau de la balance des paiements. Lié à cet aspect, c’est un modèle de court terme, l’État n’intervenant que transitoirement en période de crise donc se situant dans le cadre d’actions conjoncturelles ( postulant l’élasticité des facteurs de production, équipement , travail notamment) et non structurelles notamment dans les pays en voie de développement qui souffre d’une rigidité structurelle de l’offre et non de la demande . Aussi la théorie keynésienne se refuse à toute vision à long terme de l’économie, contrairement aux théories classiques de David Ricardo, de Karl Marx ou de Joseph Schumpeter qui intériorise la dynamique des institutions et la dynamique des groupes sociaux.

Or avec la crise actuelle nous avons besoin d’un modèle dynamique à moyen et long terme tenant compte de l’interdépendance des économies, du nouveau défi écologique et de cette dualité insupportable entre le Nord et le Sud, la responsabilité étant partagée, la gouvernance de bon nombre de dirigeants du tiers monde étant la plus discutable.

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d’Université Économiste ( Algérie )

Biographie

Hayek Friedrich – La Route de la servitude, Puf, Paris, 2002, 176 p.

Keynes, John. M. 1936. Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie, Editions Payot, 1969, 387 p.

Marx, Karl. 1857-1858. Gundrisse der Kritik der politischen ökonomie , 6 vol, 10/18, 1972.

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