FAF/ Le temps des vaches maigres

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Le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Mohamed Raouraoua, est contraint de chercher de nouvelles sources de financement pour l’institution qu’il dirige, en dehors des sponsors. La période faste durant laquelle la fédération brassait des dizaines de milliards semble révolue.

Il y a plusieurs jours, un avis d’adjudication «des droits marketing et de publicité», à l’adresse du secteur automobile a été lancé, l’objectif étant de rechercher un sponsor pour la période 2017-2020. Les concernés ont jusqu’au 22 décembre pour soumissionner. A quelques jours de cette « dead-line », aucune offre n’a atterri sur le bureau de la FAF. Le précédant «sponsor-auto» était «Peugeot». Celui-ci ne souhaite pas renouveler l’expérience et aucune autre marque ne veut prendre sa succession, le secteur, lui-même, étant en crise. La même chose a été faite en ce qui est du secteur électroménager dont l’ancien sponsor de la FAF était le coréen «LG».

Lors de son élection en 2009, Mohamed Raouraoua avait fait de l’ «autonomie financière» de la FAF un objectif. Ce qui a été réalisé puisque, depuis deux ans, la fédération ne touche même plus les subventions de l’Etat (40 milliards de centimes annuellement). A titre d’exemple, celui avec Mobilis, paraphé en 2014, était de l’ordre de 2,4 milliards de dinars.

Aujourd’hui, les choses semblent prendre une autre tournure. En plus de la situation financière du pays, le mauvais départ des Verts en éliminatoires du Mondial 2018, avec une quasi-élimination dès la deuxième journée, a quelque peu refroidi les plus enthousiastes des sponsors. Mohamed Raouraoua est dans l’obligation de chercher d’autres moyens de financement afin de maintenir le rythme.

C’est dans cette perspective qu’il a décidé de transférer le siège de la FAF au centre technique de Sidi Moussa. L’immeuble de Dely Brahim sera vraisemblablement loué à une banque privée. Tous ceci en attendant la livraison du projet de l’hôtel de la FAF, qui sera construit à Dely Brahim.

La FAF devrait faire face, dans les mois à venir, à une chute considérable de ses rentrées financières. A moins que la sélection réalise des résultats «satisfaisants» à court et moyen terme. Lors de la prochaine CAN par exemple.

Elyas Nour   

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