Femmes policières/ Cherche mari désespérément !

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En raison de la hausse du célibat dans le rang des fonctionnaires de la police, de nombreuses femmes faisant partie de ce corps ont décidé de mettre fin à leurs carrières pour pouvoir trouver un mari et fonder un foyer. Les démarches auxquelles elles sont livrées, dont principalement l’autorisation de mariage après le déroulement d’une enquête minutieuse, ne leur facilitent pas la vie et font fuir les prétendants.

 «C’est loin d’être facile d’être une femme flic en Algérie », raconte Naima, 30 ans, agent de police. Pour cette jeune femme, qui a choisi d’épouser un homme ayant un contexte familial particulier, il était impossible de demeurer dans la police et se marier avec son prétendant. Consciente que l’enquête policière ne sera jamais à son profit, elle a décidé de démissionner.

En Algérie, les employés relevant des métiers de sécurité comme la police, l’armée et la gendarmerie sont soumis à une procédure très sévère quand ils décident de se marier. La démarche rude rend la vie pénible aux fonctionnaires qui se plaignent de cette procédure, souvent dissuasive même pour les prétendants les plus obstinés.

En effet, selon le Décret exécutif n° 10-322 du 16 Moharram 1432, correspondant au 22 décembre 2010 portant statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de la sécurité nationale et en vertu de l’article. 26 «les fonctionnaires de police ne peuvent contracter mariage sans avoir obtenu l’autorisation écrite préalable de l’autorité ayant pouvoir de nomination. Les articles 23 et 24 du décret n ° 83/481 du 13 Août 1983, qui définissent les dispositions communes applicables à ces personnels, stipulent également que les fonctionnaires de la sûreté nationale, dans le cas où elles désirent se marier, doivent décrocher la permission écrite de leur tutelle ». Cependant, pour obtenir cette autorisation, tout un dossier doit être envoyé au ministère de l’Intérieur.

 Aujourd’hui et face à toutes les contraintes, le ministère de la Justice, prévoit, selon plusieurs sources concordantes, de faciliter la procédure pour l’obtention de l’autorisation de mariage.

 Nourhane S.

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