L’étau se resserre sur le SG du FLN, Amar Saâdani . Une action visant à le déloger va être organisée à l’occasion de la tenue de la session ordinaire du comité central du parti le 22 octobre en cours. Le théâtre de cette action de protestation : la capitale des Aurès, Batna.

Les dernières déclarations du SG du FLN, Amar Saâdani, accusant des cadres de son parti et d’anciens responsables d’être «à la solde de la France» semblent avoir déclenché une violente tempête au sein des militants et des cadres de l’ex-parti unique. Un segment important de cette formation politique, se définissant comme des «redresseurs», ne jure actuellement que par la tête de Saâdani qui, selon eux, dirige le FLN comme une ferme familiale.

 Dans ce contexte, une campagne de sensibilisation visant à rallier le maximum de militants et de cadres dans le but de porter un coup décisif à ce qui est qualifié de «règne hégémonique et despotique de Saâdani et sa caste d’amis siégeant au comité central du parti» commence à porter ses fruits. Les actions de protestation menées à Aflou et à Skikda ont connu une adhésion importante et la cause des «redresseurs» rallie de plus en plus de partisans.

 Le rassemblement prévu à la veille de la tenue de la session ordinaire du comité central du FLN s’inscrit dans ce cadre. À cet effet des cadres influents, parmi lesquels Abderrahmane Belayat, ont appelé les militants à venir massivement pour opposer un refus catégorique à la méthode de gestion prônée par Amar Saâdani . Les opposants au SG ont, à maintes reprises, relevé le fait que «les instances du parti sont investies par des affairistes qui courent derrière leurs intérêts personnels».

 La guerre intestine au sein du FLN semble faire rage à un point tel que les «redresseurs» envisagent de mettre au point des «listes concurrentes» à celles du FLN lors des prochaines élections législatives pour discréditer l’appareil dirigeant actuel et veiller à ce que ce dernier soit chassé définitivement.

Massi M.