Les propos tenus par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, menaçant, hier dimanche, d’« une évaluation du parcours de la sélection nationale en Coupe d’Afrique des nations dès son retour au pays » ont suscité une controverse qui a amené le ministre de la Communication à intervenir pour corriger le tir.  Eu égard à la politique de tolérance zéro de la FIFA quant à l’ingérence du politique dans les affaires du football, on redoute une réaction ferme de la part de l’institution internationale.

Le ministre de la Communication, Hamid Grine, s’est empressé de réagir aux propos tenus par le Premier ministre Abdelmalek Sellal en marge des travaux de la première réunion de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), hier, à Alger, pour nuancer son contenu afin de le rendre moins menaçant. C’est à travers un tweet que le ministre de la Communication a déclaré qu’«en attendant l’évaluation des verts à tête reposée, soyons tous derrière eux ce soir».

L’intervention impulsive du Premier ministre peut en effet valoir de lourdes sanctions à l’encontre de l’équipe nationale. L’épisode de la crise politico-sportive provoquée par la débâcle de l’équipe de France en 2010, reste un bon exemple sur le comportement de la FIFA face aux tentatives d’ingérence politique dans le domaine du football. À l’époque, le secrétaire général de l’institution, Jérôme Valcke, a rappelé dans une ferme mise au point que le pouvoir politique ne peut intervenir pour imposer ses choix, au risque de voir sa fédération suspendue.

Massi M.

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