La sélection nationale de football s’est imposée, hier en fin d’après-midi, au Bénin, sur le score de trois buts à un. Dans la soirée, le Mali a fait match nul sur ses bases face au Rwanda, prochain adversaire des Verts (1 – 1).

Les deux matchs rentrent dans le cadre de la quatrième journée des éliminatoires du Mondial 2014. A l’issu de ces résultats, l’Algérie est première du groupe, avec neuf points, suivi du Mali, avec sept, le Bénin, quatre et le Rwanda, deux. Le faux-pas des Maliens, « at-home », fait, bien évidemment, l’affaire de Bouguerra et ses coéquipiers. Il est clair que le «concurrent» direct des Algériens est le Mali. Lors de la prochaine, journée, prévue dimanche 16 juin, les Verts se déplaceront au Rwanda, alors que le Mali, qui recevra une seconde fois consécutive, jouera face au Bénin.

A priori, la rencontre de Kigali n’est pas difficile pour les Verts. L’adversaire n’a remporté jusque là aucune rencontre. En quatre matchs, il en a perdu deux et a partagé les points du match dans les deux autres. Néanmoins, il faut faire très attention face à une sélection qui voudrait bien, même si elle est éliminée, au moins, «sauver l’honneur» en s’imposant chez elle. En d’autres termes, l’empoignade pourrait être plus difficile qu’elle en a l’air. Mais, même si l’Algérie s’impose au Rwanda, il n’est pas dit que la qualification au prochain et dernier tour est acquise. A moins que le Mali fasse un autre faux-pas lors de son prochain rendez-vous face au Bénin. D’ailleurs, le coach français de ce dernier, Manuel Amoros a déclaré hier à la fin du match face au Verts, sur un ton ironique, que l’équipe qu’il dirige va «offrir un cadeau aux Algériens».

Il veut surtout dire que le Bénin va jouer le jeu jusqu’au bout. En tous cas, si le Mali l’emporte dimanche prochain, et au même moment, l’Algérie s’impose au Rwanda, c’est la dernière journée qui serait déterminante. Programmé au début du mois de septembre, le dernier match du groupe, mettant aux prises l’Algérie au Mali, se jouera au stade de Blida. Devant un tel cas de figure, victoire des deux équipes, les Verts ne devront surtout pas perdre. Un nul suffirait pour la qualification au dernier tour. Un «avantage» psychologique assez important dans ce genre de challenge. Et cet atout est le résultat de la victoire d’hier face au Bénin. D’où toute la joie du coach Vahid Halilhodzic. Ce dernier, cible de plusieurs critiques, depuis plusieurs mois, a fait taire, ainsi, ses détracteurs. Ces derniers lui ont souvent reprochés, entre autre, la non utilisation des joueurs locaux, même si deux d’entre eux, en l’occurrence Belkalem et Slimani, sont des titulaires indiscutables. Vahid est également critiqué pour la confiance, jugée exagérée, qu’il place en le gardien Mbolhi. Ce dernier a fait un bon match. Le coach a remporté, ainsi, cette seconde bataille. Il aura un moment de répit jusqu’au prochain «faux-pas» que ses détracteurs attendent avec impatience.

Elyas Nour

 

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