La compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, devrait être le seul sponsor majeur de la Fédération algérienne de football (FAF). Dans les milieux sportifs, on évoque de plus en plus le retrait des grandes marques qui renflouaient, jusque-là, les caisses de l’instance présidée Mohamed Raouraoua.

Ainsi, des sociétés comme Peugeot, Cévital ou Amar Benamor vont cesser de financer la FAF. Il en est de même pour l’opérateur de téléphonie mobile Mobilis qui sponsorise et la FAF et le championnat de première et deuxième ligue de football. La compagnie publique dépense ainsi des milliards de dinars dans le sport roi et permet à la Fédération d’être à l’abri du besoin. Plus, la FAF avait jusque-là tellement de sponsors qu’elle se permettait de refuser la subvention de l’Etat, évaluée à 350 millions de dinars (35 milliards de centimes) par an.

Confrontées à des difficultés financières et sans doute dissuadées par le manque d’enjeu consécutivement aux mauvais résultats à la CAN et la quasi-élimination de la Coupe du monde, ces sociétés se désengagent du football. La Sonatrach, traditionnelle vache à lait du pays, est devenue un recours inéluctable. La compagnie nationale des hydrocarbures, qui finance déjà des clubs, soit par le biais de la société-mère, comme c’est le cas pour le MCA (Mouloudia Club d’Alger) ou par l’intermédiaire de ses filiales, Enafor (JS Saoura) ou Tassili Airlines (CS Constantine), va se désengager de ces clubs pour concentrer l’essentiel de ses apports financiers à la fédération et à l’équipe nationale.

La décision définitive sera annoncée, très probablement, à l’issue de l’assemblée générale élective de la FAF qui aura lieu en mars prochain.

Essaïd Wakli

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