France-Allemagne : Les supporters algériens attendent et espèrent une victoire des Bleus

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« 2-1 avec deux buts de Benzema! » Les quelques supporters déjà installés devant le grand écran de la Grande Poste à Alger semblent unanimes : ce soir (coup d’envoi à 17 H, heure algérienne), l’équipe de France va s’imposer face à l’Allemagne en quart de finale de la Coupe du Monde.

« Plutôt 3-0 », nuance toutefois Moncef, supporter des Bleus depuis 1998 qui voit évidemment un but de Karim Benzema, mais aussi un de Blaise Matuidi et un autre de Paul Pogba. « Il faut dire que nos Verts ont épuisé la Mannschaft », ajoute le jeune homme avec un clin d’oeil.

Un avis que semble partager Medhi Lacen, le milieu de terrain des Fennecs, qui délivrait ce matin quelques conseils aux joueurs français dans les colonnes du quotidien L’Equipe. Pour lui, si la France veut s’imposer elle devra tenter de prendre de vitesse la défense allemande et bien museler le redoutable Thomas Müller. Si elle y parvient et « si l’Allemagne joue comme face à nous, la France passera »,  pronostique Hacen.

Quant aux Algériens de France et aux français d’origine algérienne, ils semblent avoir choisi leur camp dès la défaite de leur équipe de cœur lundi soir : ils soutiennent désormais les Bleus, comme le montre ce sujet de BFMTV.

« Les motivations de se muer en partisan d’un soir sont multiples », analyse pour Le Monde Albrecht Sonntag, coordinateur du projet FREE. « On peut se mettre à défendre les « David » contre les « Goliath », dans un quart de finale Costa Rica – Pays-Bas par exemple, dans l’espoir de continuer à vivre une Coupe du monde des surprises. On peut souhaiter aux Brésiliens le bonheur de remporter leur sixième étoile, en reconnaissance de tout ce qu’ils ont apporté au football et pour effacer la souvenir noir de leur défaite en 1950. On peut être adepte du « TSV » (« tout sauf le voisin »), attitude qui fait appel à des rivalités bien ancrées dans la mémoire du football mais bien plus souvent vécue sur le mode ironique qu’il n’y paraît. »

Ou bien être solidaire d’un pays avec lequel on partage un fort sentiment d’injustice, comme c’est le cas pour la France et l’Algérie après leurs matchs face à l’Allemagne lors de la Coupe du Monde 1982.

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