Myriam Bourhail pourrait bien avoir décroché le titre de meilleure bachelière 2014. Cette jeune Française d’origine marocaine a obtenu son bac avec presque 21,03 de moyenne.

Elle n’était pas loin de battre le record absolu détenu par Caroline Houriet qui avait, en 2013, décroché son bac avec 21,18 de moyenne. Mais Myriam Bourhail, 18 ans, a quand même de quoi se réjouir. Cette jeune Française d’origine marocaine a fait la fierté de ses professeurs et de sa famille. Habitante de la cité de Dumas à Villers-Cotterêts (en Picardie, dans le nord-est de la France), Myriam est probablement la bachelière la mieux notée de France pour la cuvée 2014. L’information doit encore être confirmée par le Ministère de l’Éducation, qui n’a pour le moment pas centralisé toutes les notes.

La jeune fille a donc dépassé la note maximale, puisque le baccalauréat est noté sur 20. Comment est-ce possible ? Ce sont ces deux matières optionnelles, le grec ancien et la section européenne, qui lui ont permis d’atteindre 21,03 de moyenne. Elle a obtenu 20/20 dans toutes les matières, sauf en philosophie (19/20), en histoire géographique (18/20) et en sport (15/20, une note qui fait presque tâche sur son bulletin).

Ses notes astronomiques, Myriam ne les a pas volées. Bien qu’elle se dise « très étonnée » de ce résultat, Myriam est depuis longtemps une élève studieuse. Elle aime apprendre et confesse que les études sont un plaisir.

Myriam a également souligné le rôle essentiel de ses parents dans sa réussite. Pourtant, ni son père ni sa mère n’ont fait d’études supérieures. Sa mère est femme au foyer. Son père, Mohamed Bourhail, est un ouvrier franco-marocain. Il dit regretter de n’avoir pas pu poursuivre des études, et est déterminé à offrir à ses enfants cette chance qu’il n’a pas eue, pour qu’ils puissent choisir leur propre voie. Il a donc placé les études de ses 4 enfants « au centre de tout ». Un choix gagnant pour que les 3 aînés de Myriam (2 filles et 1 garçon) suivent actuellement des cursus à l’université.

Myriam a beaucoup hésité entre la médecine et le droit. Elle s’est finalement inscrite en faculté de médecine, et espère devenir chirurgienne. Elle ne renonce pas pour autant à la politique, encouragée en cela par son père, qui cite en exemple le parcours du docteur Bouaziz, médecin et ancien maire de Villers-Cotterêt.

Article précédentFootball : la FIFA classe l’Algérie parmi les 13 meilleures équipes dans le monde
Article suivantMerci Vahid d’avoir dit non ! Par Abdou Semmar