Les praticiens de la santé publique ont entamé, hier, une grève de trois jours à l’appui de revendications portant sur la mise en œuvre de l’accord garantissant la protection des staffs médicaux et l’action syndicale signé l’année dernière avec la tutelle. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP, dénonce des dépassements de la part de l’administration enregistrés au premier jour du mouvement de protestation.  

Objet de la discorde: le non respect se l’accord signé par les représentants du SNPSP avec la tutelle garantissant la sécurité au sein des établissements hospitaliers et le respect de l’action syndicale. «Nous demandons l’application de l’accord signé par notre syndicat et le ministère datant du 4 mai 2015», déclare le Dr Liès Merabet, président du SNPSP.

Le Dr. Merabet s’est montré satisfait quant au taux de suivi enregistré au premier jour de ce débrayage. Le SNPSP évoque en effet, un taux de 65% au niveau national. «C’est un taux très appréciable pour nous, compte tenu de toutes les pressions pratiquées à l’encontre des médecins grévistes», a-t-il indiqué, ajoutant que les adhérents sont déterminés à poursuivre ce mouvement de grève malgré les tentatives d’avortement pratiquées par l’administration.

Les blouses blanches ont, en effet, révélé que des menaces ont été proférées par les administrations des établissements hospitaliers et ceux des centres de santé de proximité brandissant notamment la menace de ponctions sur salaire, des demandes d’explications, des mises en demeure et des suspensions de délégués syndicaux. Une situation très grave, estime le responsable de ce syndicat, car la réponse agressive de la tutelle ne peut que susciter une hostilité à même de mener les deux parties à une escalade dommageable pour tout le monde.

Cela dit, le SNPSP s’estime prêt à entamer le dialogue si la tutelle met fin à cette «campagne de harcèlement» fomentée par l’administration car, selon lui, les revendications du SNPSP sont d’ordre professionnel et ne peuvent être interprétées autrement.

M. Mansour          

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