Le ministère de la Justice réagit finalement aux fuites ayant entaché les épreuves du Bac 2015. Le département de Tayeb Louh annonce, en effet, l’ouverture d’une enquête judiciaire. 
Le ministère de la Justice annonce avoir ouvert une enquête « sur la base des informations rapportées par la presse faisant état de la divulgation de sujets du baccalauréat via les réseaux sociaux (Facebook) et des informations parvenues au procureur de la République du tribunal de Sidi M’hamed des services de la police judiciaire ».
Au premier jour des examens du BAC, le sujet de l’éducation islamique s’est retrouvé sur les réseaux sociaux à quelques minutes du début des examens. Il est vrai que selon le ministère, cet impair est « difficile à éviter » à cause, notamment, de la spécificité des réseaux sociaux.
Selon Nedjadi M’seguem, l’inspecteur général du ministère de l’Education nationale, une enquête est en cours pour déterminer les responsables de cette fuite. Tout comme il a promis de punir les responsables de l’erreur constatée sur le sujet de la langue arabe.
D’autres images montrant l’examen des mathématiques, au menu ce matin de lundi, ainsi que celui de philosophie circulent déjà sur les réseaux sociaux. Ce qui conforte les soupçons qui avancent que les fuites viennent carrément des encadreurs. 
Essaïd Wakli