La France a offert ses compétences en matière de génie civil pour sceller les tunnels de Rafah.

Comme si le chaos crée n’avait pas suffit, Israël, revêtant le manteau de l’innocente victime, appelle la communauté internationale à l’aider pour fermer les tunnels de Rafah qui, selon lui sont à l’origine du trafic d’armes alimentant le Hamas.

Il faut tout de même comprendre que si les tunnels existent, c’est bel et bien comme conséquence du blocus air, mer et terre qu’Israël inflige aux Palestiniens de Ghaza.

Les tunnels sont le seul moyen pour les Gazaouis de se ravitailler tant bien que mal.

Lutter contre l’entrée des armes à Gaza ne doit pas se confondre avec l’étranglement des Gazaouis en les privant de nourriture, d’électricité, d’équipements, de carburant et de médicaments.

Il n’y a pas que les armes qui transitent par ces tunnels de Gaza, il y a aussi des vivres et des produits de première nécessité qui permettent aux habitants de cette enclave de survivre au jour le jour, surtout la nourriture.
Les premières galeries à avoir été remises en service dès l’arrêt des bombardements sont celles des tuyaux de gas-oil, qui ont mieux résisté aux puissantes bombes perforantes israéliennes.

Des camions-citernes alimentent déjà les stations-service de Gaza. Il s’agit là de l’unique moyen de contourner le blocus israélien. Il faut dire aussi que Gaza est un immense marché sur lequel Israël, entend bien conserver sa main mise.

Ce n’est pas par simple hasard s’il a détruit au passage et pour des années l’agriculture du pays. Trop d’intérêts sont en jeu.
Dans chacune de ses guerres, jamais Israël n’omet de servir ses intérêts qu’ils soient hauts ou bas.

En dépit de l’insistance des instances onusiennes incitant Israël à rouvrir les voies d’accès pour permettre d’écouler l’aide au ravitaillement et aux soins, rien n’y fait.

L’Egypte, qui est sous la pression d’Israël afin qu’il détruise les tunnels, fait savoir qu’il fait des efforts pour faire cesser ce commerce, et les Nations Unies indiquent qu’en seulement deux jours, 28 tunnels ont été détruits par les autorités égyptiennes. Le comble du sordide, l’Egypte, pays arabe, obtempère aux injonctions israéliennes en détruisant les tunnels creusés par une population affamée qui cherche à survivre. Nécessitée fait loi, et la faim justifie les moyens dit l’adage.

Rachid Mahi