Après avoir exigé un sauvetage des pomiculteurs des Alpes par le gouvernement algérien, Christian Estrosi revient, une semaine à peine après ces déclarations provocatrices, pour louer les bienfaits du colonialisme en Algérie.   

Le discours d’Emmanuel Macron prônant la reconnaissance des crimes contre l’humanité en Algérie ne laisse apparemment pas indifférent les sympathisants des idées de la droite ultra en France. À peine une semaine après avoir «exigé» que les autorités algériennes achètent 40% des pommes produites dans les Alpes, Christian Estrosi réapparaît sur le plateau de l’émission « Territoires d’infos », sur la chaîne de télévision Public Sénat, où il s’est indigné des propos tenus par le candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron.

«C’est une faute majeure que Macron ait parlé de barbarie et de crime contre l’humanité. Où est-ce qu’elle est la barbarie, la barbarie est contre nous…», a-t-il déclaré, ajoutant que la France est allée porter la civilisation en Algérie: «Si l’Algérie est un grand pays aujourd’hui, c’est parce que les Français sont allés construire des boulevards, des routes, des avenues, des universités, parce que de grands architectes ont dessiné l’urbanisme d’Oran ou d’Alger. Nous n’avons pas le droit de renier tout cela».

Pour le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), la date du «19 mars est une date honteuse parce que les accords d’Evian n’ont pas été respectés, cette date est imposée par le gouvernement socialiste et je refuse de la célébrer comme la fin des hostilités en Algérie. Voilà pourquoi ce qu’a dit Macron est à contresens de l’histoire de notre pays», a-t-il encore soutenu.

Massi M.

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